Recours contre un permis de construire : l’obligation d'invitation à régulariser étendue à l'article L. 600-1-3 du Code de l’urbanisme
Recours contre un permis de construire : l’obligation d'invitation à régulariser étendue à l'article L. 600-1-3 du Code de l’urbanisme Urbanisme et environnement Urbanisme Procédure administrative.
L’article L. 600-1-3 du Code de l’urbanisme impose désormais une obligation administrative avant tout rejet d’un recours contre un permis de construire. Cette obligation consiste à inviter le bénéficiaire du permis à régulariser sa situation, c’est-à-dire à corriger les irrégularités ou manquements relevés dans un délai imparti. Cette mesure vise à éviter des rejets immédiats et à favoriser une résolution amiable des litiges. Elle s’applique spécifiquement aux recours déposés après l’affichage de la demande de permis de construire. Le terme régulariser désigne ici l’action de compléter ou de corriger un dossier pour le rendre conforme aux exigences légales ou administratives. Cette procédure s’inscrit dans un cadre juridique précis, où l’administration doit respecter des étapes strictes avant de prononcer un rejet définitif.
L’article précise qu’une promesse de vente conclue après l’affichage de la demande de permis de construire ne constitue pas une circonstance particulière justifiant une exception à l’obligation d’invitation à régulariser. Une promesse de vente est un engagement contractuel par lequel un propriétaire s’engage à vendre un bien à un acheteur potentiel, sous réserve de certaines conditions. Dans ce contexte, elle n’est pas considérée comme un élément susceptible de modifier la procédure administrative en cours. Cette exclusion signifie que même si un projet immobilier est en cours de transaction, l’administration doit suivre la procédure standard d’invitation à régulariser avant de rejeter un recours. Cette règle renforce la sécurité juridique pour les parties prenantes, tout en encadrant strictement les exceptions possibles.
Cette extension de l’obligation d’invitation à régulariser s’appuie sur une *jurisprudence* récente, c’est-à-dire des décisions de justice qui font autorité et guident l’application des lois. L’article mentionne spécifiquement la date du **09.07.2026**, qui correspond à la publication ou à la prise d’effet de cette nouvelle règle. Cette mesure s’inscrit dans une logique de protection des droits des administrés, en leur offrant une chance de corriger leurs erreurs avant qu’un recours ne soit définitivement rejeté. Elle illustre également l’évolution du droit de l’urbanisme, où les procédures administratives deviennent de plus en plus encadrées pour garantir l’équité et la transparence. Cette jurisprudence est commentée par **Anne PELCRAN**, rédactrice en chef de la *Semaine Administrations et Collectivités territoriales* (JCP A), une revue spécialisée dans le droit administratif et les questions locales.

