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Géopolitique

Guerre en Iran, indépendantistes catalans

Courrier International · mis à jour il y a 20 j

Les principales actualités de ces dernières heures vues par la presse internationale..

Frappes américaines en Iran

Le 15 juillet 2026, l'armée américaine a mené sa sixième nuit consécutive de frappes aériennes contre l'Iran, ciblant des infrastructures civiles et stratégiques. Selon la télévision d'État iranienne Irib, deux ponts ont été détruits dans la région de Bandar Khamir, faisant trois morts et neuf blessés. Une gare de Bandar Abbas et l'aéroport d'Iranshahr (sud-est) ont également été touchés. Washington a annoncé vouloir étendre ces frappes aux infrastructures énergétiques, une décision qui pourrait aggraver la crise régionale. En réponse, l'Iran aurait demandé aux miliciens houthistes, un groupe armé basé au Yémen, de se préparer à bloquer le détroit de Bab el-Mandeb, une voie maritime vitale pour le transport d'énergie mondiale, située à l'extrémité sud de la mer Rouge. Ce détroit est crucial car il permet le passage de 10 % du pétrole mondial et 8 % du gaz naturel liquéfié.

Amnistie validée en Catalogne

Le 15 juillet 2026, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a confirmé la légalité de la loi d'amnistie espagnole adoptée en 2024. Ce texte accorde une amnistie aux séparatistes catalans impliqués dans la tentative de sécession de 2017. En échange, le parti Junts de Carles Puigdemont avait soutenu la formation du gouvernement de Pedro Sánchez fin 2023. La CJUE a estimé que cette loi visait à réduire les tensions politiques et à favoriser la réconciliation. Cette décision est perçue comme une victoire pour le gouvernement espagnol et un revers pour ses détracteurs, qui accusaient cette loi d'avoir été conçue pour faciliter l'investiture de Sánchez. La CJUE a précisé que le droit européen ne s'opposait pas à cette amnistie.

Violences électorales au Kenya

Lors d'une élection législative partielle le 15 juillet 2026 dans la circonscription d'Ol Kalou (150 km de Nairobi), des violences ont perturbé le scrutin. Des hommes masqués, circulant en 4X4 banalisés, ont lancé des grenades lacrymogènes et menacé des électeurs avec des bâtons. Plusieurs journalistes ont été agressés et leur matériel volé. Plus de 1 000 policiers avaient été déployés pour sécuriser le vote, mais les incidents ont persisté. Cette circonscription est stratégique en vue de la présidentielle d'août 2027. Le ministre de l'Intérieur kenyan, Kipchumba Murkomen, a condamné ces violences et réaffirmé la tolérance zéro de l'État. La campagne avait été marquée par des accusations d'achats de votes et d'intimidations.

Ce que ça pourrait changer

Le 15 juillet 2026, un tribunal madrilène a confirmé le procès de Begoña Gómez, épouse du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez. Elle est accusée de deux chefs d'accusation : trafic d'influence et détournement de fonds publics. Gómez, qui dirigeait un master de management jusqu'en 2024, est soupçonnée d'avoir utilisé l'influence de son mari pour obtenir sa place à l'université Complutense de Madrid et des financements. Le procès se tiendra devant un jury populaire, une procédure rare en Espagne réservée à des infractions graves comme le trafic d'influence. Un troisième chef d'accusation, la corruption en entreprise, a été abandonné. La cour a également levé une interdiction de quitter le pays imposée à Gómez, qui nie toutes les accusations.

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