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Russie : le parti de Poutine vainqueur aux législatives marquées par des attaques de Kiev

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 3 h

Le parti de Poutine, Russie unie, aurait remporté 49,4 % des voix, environ le même score qu'en 2021..

Victoire attendue du parti de Poutine

Le parti Russie unie, dirigé par Vladimir Poutine, a remporté 49,4 % des voix lors des élections législatives russes du 20 septembre 2026, selon un sondage à la sortie des urnes réalisé par le Centre russe d'étude de l'opinion publique (VCIOM), un institut d'État. Ce score est quasi identique à celui obtenu en 2021 (49,8 %), confirmant la domination du parti pro-Kremlin. Les élections visaient à renouveler les 450 sièges de la Douma, la chambre basse du Parlement russe. Aucun parti ouvertement opposé à la guerre en Ukraine n'a été autorisé à participer. Seuls des partis soutenant Poutine ou la poursuite du conflit ont été autorisés, comme les communistes du KPRF (14,2 %), les nationalistes du LDPR (10,7 %), les conservateurs de Russie juste et les libéraux du parti des Nouvelles personnes.

Attaques ukrainiennes pendant le scrutin

Les élections se sont déroulées dans un contexte de tensions extrêmes, marqué par des attaques ukrainiennes. Dès le matin du 20 septembre 2026, plus de 1 000 drones ukrainiens ont frappé des cibles en Russie, dont une raffinerie à Moscou et des zones résidentielles. Ces attaques ont causé au moins deux morts et une vingtaine de blessés. Un drone a également frappé un bus dans la région de Kherson, en Ukraine occupée par la Russie, tuant deux personnes, dont une employée de la Commission électorale. Les autorités russes affirment avoir abattu 1 600 drones, dont 450 visant directement Moscou. Le maire de la capitale, Sergueï Sobianine, a qualifié ces attaques de sans précédent et de tentatives de perturber les élections. En réponse, le ministère russe de la Défense a annoncé l'intensification de ses frappes contre Kiev.

Cyberattaques contre les systèmes électoraux

Parallèlement aux attaques physiques, la Russie a subi des cyberattaques massives pendant le scrutin. La Commission électorale a révélé avoir subi plus de 1 000 vagues d'attaques visant à saturer les systèmes de vote électronique et à perturber les infrastructures de télécommunications. Ces attaques, menées par des groupes très organisés utilisant des outils d'intelligence artificielle, présentaient des signes d'une possible ingérence ukrainienne. La présidente de la Commission, Ella Pamfilova, avait déjà signalé une cyberattaque majeure la veille, sans pour autant paralyser les systèmes. Ces tentatives s'inscrivent dans un contexte de tensions accrues entre les deux pays, où la guerre hybride (combinaison d'actions militaires et numériques) joue un rôle croissant.

Contexte social et économique tendu

Les élections législatives russes de 2026 se sont déroulées dans un climat social et économique difficile. La Russie fait face à des sanctions occidentales, à des frappes ukrainiennes régulières et à des pénuries d'essence dans certaines régions. Les restrictions sur l'internet et les limitations des libertés individuelles sont également signalées. Certains électeurs ont exprimé leur mécontentement face à leur situation personnelle. Par exemple, Vitali Ivanov, un retraité de 63 ans, a expliqué avoir voté pour les communistes car sa pension ne lui suffisait pas pour vivre. D'autres, comme Igor Safronov, un programmeur de 30 ans, ont choisi de voter pour le parti des Nouvelles personnes par opposition à Russie unie, bien que ce parti ne remette pas en cause la guerre en Ukraine.

Ce que ça pourrait changer

À l'étranger, des manifestations ont eu lieu pour dénoncer les élections russes. À Berlin, une cinquantaine de partisans de l'opposition en exil ont scandé des slogans comme *La Russie sera libre !* et *Non à la guerre !* devant l'ambassade russe. À Londres, une centaine de personnes se sont rassemblées avec des drapeaux ukrainiens et des pancartes comme *Say no to Putin*. L'*Union européenne* a critiqué le déroulement de ces élections, évoquant une répression systématique et institutionnalisée. En Russie même, Nikolaï Rybakov, président du parti antiguerre *Iabloko*, a voté en écrivant *Pour la paix* sur son bulletin, bien que son parti ait été exclu du scrutin. Ces réactions illustrent l'isolement international croissant de la Russie et les tensions persistantes autour de la guerre en Ukraine.

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