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PISA 2025 : Mêmes smartphones, mêmes réseaux sociaux : pourquoi l'Angleterre remonte et pas la France. Et si les écrans n'y étaient pour rien ?

Science & Vie · mis à jour il y a 8 j

Le ministre Geffray impute la chute des scores PISA 2025 aux écrans. Mais l'Angleterre, aux adolescents aussi connectés, progresse en sciences et tient en maths.

PISA 2025 : contexte

L’article aborde les résultats du programme PISA 2025, une évaluation internationale organisée par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) qui mesure les compétences des élèves de 15 ans dans trois domaines : la lecture, les mathématiques et les sciences. PISA, qui signifie Programme international pour le suivi des acquis des élèves, est réalisé tous les trois ans depuis 2000. En 2025, les résultats montrent des évolutions contrastées entre la France et l’Angleterre, deux pays aux systèmes éducatifs et aux usages numériques similaires. L’article interroge pourquoi l’Angleterre améliore ses performances alors que la France stagne, malgré des conditions technologiques identiques (smartphones, réseaux sociaux).

Écrans et résultats scolaires

L’article remet en cause l’idée selon laquelle l’usage intensif des écrans (smartphones, réseaux sociaux) serait la cause principale des mauvais résultats scolaires. En effet, la France et l’Angleterre ont des taux d’équipement numérique et des pratiques d’usage des écrans très comparables chez les adolescents. Pourtant, l’Angleterre progresse dans les classements PISA, tandis que la France recule ou stagne. Cette observation suggère que d’autres facteurs, comme les méthodes pédagogiques, l’organisation du système éducatif ou les politiques publiques, jouent un rôle plus déterminant que la simple exposition aux écrans.

Rôle des politiques éducatives

L’article souligne que les différences de performance entre la France et l’Angleterre pourraient s’expliquer par des approches distinctes en matière de politiques éducatives. Par exemple, l’Angleterre a mis en place des réformes récentes visant à renforcer l’autonomie des établissements scolaires et à adapter les programmes aux besoins des élèves. En France, le système éducatif reste très centralisé, avec des programmes nationaux uniformes et peu de marge de manœuvre pour les enseignants ou les établissements. Ces différences structurelles pourraient influencer directement les résultats des élèves dans les évaluations internationales.

Formation des enseignants

Un autre facteur clé est la formation des enseignants. En Angleterre, les programmes de formation initiale et continue des professeurs sont régulièrement mis à jour pour intégrer les dernières recherches en pédagogie et en sciences de l’éducation. En France, la formation des enseignants, bien que reconnue pour sa rigueur, est souvent critiquée pour son manque d’adaptation aux évolutions des pratiques éducatives et aux besoins des élèves. Cette différence pourrait expliquer, en partie, pourquoi les élèves anglais obtiennent de meilleurs résultats que leurs homologues français dans les évaluations PISA.

Implication des parents

L’implication des parents dans le parcours scolaire de leurs enfants est également un élément différenciant. En Angleterre, les familles sont souvent plus impliquées dans le suivi scolaire, notamment grâce à des dispositifs comme les parental engagement programs (programmes d’engagement parental). Ces initiatives encouragent les parents à participer activement à la vie scolaire de leurs enfants, par exemple en assistant à des réunions ou en aidant aux devoirs. En France, cette implication reste inégale selon les milieux sociaux, ce qui peut creuser les écarts de performance entre les élèves.

Financement de l’éducation

Le financement de l’éducation est un autre levier qui distingue les deux pays. En Angleterre, les budgets alloués à l’éducation sont en hausse depuis plusieurs années, avec un accent mis sur les établissements défavorisés. En France, malgré un budget global élevé, les inégalités territoriales et sociales persistent, avec des établissements en difficulté recevant moins de ressources. Ces disparités financières peuvent avoir un impact direct sur la qualité de l’enseignement et, par conséquent, sur les résultats des élèves dans les évaluations internationales.

Ce que ça pourrait changer

L’article conclut que les écrans et les réseaux sociaux ne sont pas les principaux responsables des écarts de performance entre la France et l’Angleterre dans les évaluations PISA. Si ces outils numériques sont omniprésents dans les deux pays, leur impact sur les résultats scolaires semble limité par rapport à d’autres facteurs structurels. Les politiques éducatives, la formation des enseignants, l’implication des parents et le financement de l’éducation jouent un rôle bien plus déterminant. Pour améliorer ses résultats, la France pourrait s’inspirer des réformes mises en place en Angleterre, notamment en matière d’autonomie des établissements et d’adaptation des programmes.

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