NapseflowNapseflow
Droit

Migration vers l’Europe : moins d’arrivées d’Afrique de l’Ouest, mais des traversées plus dangereuses

ONU : Migrants et réfugiés · mis à jour il y a 1 j

Les arrivées par mer en Europe depuis l’Afrique de l’Ouest ont reculé de près de 60 % au premier semestre de 2026 par rapport à la même période de 2025. Mais cette baisse masque un déplacement des routes migratoires.

Baisse des arrivées

Entre janvier et juin 2026, le nombre de personnes arrivant en Europe par la mer depuis l’Afrique de l’Ouest a diminué de près de 60 % par rapport à la même période en 2025. Au total, 4 566 migrants originaires principalement du Mali, du Sénégal, de Guinée et de Gambie ont été enregistrés à leur arrivée. Cette baisse s’explique par le renforcement des contrôles aux frontières dans des pays comme le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal. Cependant, cette diminution ne signifie pas que les départs ont cessé, mais plutôt qu’ils se déplacent vers d’autres routes migratoires. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) souligne que ces chiffres ne reflètent pas l’ensemble des tentatives de traversée, car beaucoup échouent ou restent invisibles.

Routes migratoires

La route atlantique ouest-africaine, qui relie l’Afrique de l’Ouest aux îles Canaries, reste la principale voie d’accès des migrants vers l’Europe, représentant 83 % des arrivées enregistrées au premier semestre 2026. Cependant, une partie croissante des migrants originaires d’Afrique de l’Ouest emprunte désormais les routes méditerranéennes. En Méditerranée occidentale, leur proportion est passée de 15,6 % en 2025 à 21,9 % en 2026, tandis qu’en Méditerranée centrale, elle est passée de 8,6 % à 10,5 % sur la même période. Ces changements illustrent une adaptation des migrants face aux contrôles renforcés dans certaines zones.

Dangers accrus

Malgré la baisse des arrivées aux Canaries, le nombre de morts et de disparus en mer n’a diminué que de 4 % entre 2024 et 2025, passant de 1 215 à 1 172 personnes. Cette situation montre que les traversées sont devenues plus dangereuses. En effet, les migrants sont contraints d’emprunter des itinéraires plus longs et plus risqués, notamment depuis des pays comme la Gambie, la Guinée ou la Guinée-Bissau. Ces trajets peuvent allonger la distance de 750 kilomètres, portant certaines traversées à environ 2 200 kilomètres. Les migrants sont alors exposés à des risques accrus de naufrages, de déshydratation ou de disparition en mer, en raison des zones côtières isolées et moins surveillées qu’ils doivent emprunter.

Rôle de l'OIM

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) joue un rôle central dans l’analyse des flux migratoires et la protection des migrants. Son directrice générale, Amy Pope, a souligné que « une baisse du nombre d’arrivées à un endroit donné ne signifie pas que les pressions ont disparu », mais qu’elles se déplacent simplement vers d’autres itinéraires. L’OIM insiste sur la nécessité de considérer le parcours migratoire dans son ensemble, du départ à l’arrivée, et appelle à une coopération renforcée entre les pays concernés. Elle plaide également pour le développement de voies de migration sûres, ordonnées et régulières, afin de réduire les risques encourus par les migrants.

Ce que ça pourrait changer

Pour répondre à cette crise, l’OIM propose plusieurs pistes d’action. Elle met en avant l’importance de la **coopération internationale**, car aucun pays ne peut résoudre ce problème seul. Elle recommande également de **créer des opportunités économiques pour les jeunes** dans les pays d’origine, afin de réduire les motivations à migrer de manière dangereuse. Enfin, elle insiste sur la nécessité de **protéger les migrants à chaque étape de leur parcours**, en renforçant les mesures de sauvetage en mer et en offrant des alternatives légales à la migration irrégulière. Ces solutions visent à sauver des vies tout en répondant aux défis humanitaires et sécuritaires posés par ces flux migratoires.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.