Ouvriers piégés dans un tunnel, boue… Au Népal
Alors que plus de 1 500 personnes sont portées disparues au Népal, parmi lesquelles 517 ressortissants étrangers, les opérations de secours sont rendues difficiles par la boue et la menace de nouvelles inondations. La situation de plusieurs centaines d’ouvriers bloqués dans un tunnel inquiète tout particulièrement..
Le 26 août 2026, des crues soudaines des rivières Bhote Koshi et Trishuli, situées à la frontière entre le Népal et la Chine, ont causé la mort d’au moins 538 personnes. Plus de 1 500 personnes sont portées disparues, dont 517 ressortissants étrangers. Ces inondations ont été provoquées par des glissements de terrain massifs et la formation d’un lac de barrage (accumulation d’eau bloquée par des débris rocheux ou de la boue). Ce phénomène a créé une retenue d’eau de 2,5 millions de mètres cubes, soit l’équivalent de 1 000 piscines olympiques, menaçant de déborder à tout moment. La région himalayenne, connue pour ses paysages montagneux, est particulièrement vulnérable aux catastrophes naturelles en raison de ses pentes abruptes et de ses sols instables.
Les opérations de sauvetage sont fortement ralenties par une épaisse couche de boue noire qui recouvre les villages touchés. Les secouristes, décrits comme pataugeant dans la vase, peinent à progresser pour localiser les survivants ou évacuer les victimes. Les infrastructures de transport et de communication, comme les routes et les réseaux électriques, ont été détruites, isolant davantage les zones sinistrées. Une vidéo montre un secouriste portant un sinistré dans une eau boueuse, illustrant les difficultés physiques et logistiques rencontrées. La boue agit comme un piège, rendant les déplacements dangereux et les recherches laborieuses.
Dans un site hydroélectrique, un tunnel a piégé plus de 100 ouvriers après les inondations. Le 28 août 2026, l’armée népalaise a réussi à évacuer plus de 350 personnes de ce tunnel, mais une centaine reste toujours bloquée. Les secouristes doivent travailler dans des conditions extrêmes pour les atteindre, avec le risque constant de nouvelles coulées de boue ou d’inondations. Ce type de site, souvent situé en montagne, est vulnérable aux glissements de terrain, surtout en période de moussons intenses. Les opérations se déroulent dans l’urgence, avec la crainte d’un effondrement ou d’une montée des eaux.
Face à l’ampleur de la catastrophe, plusieurs pays ont proposé d’envoyer des équipes de secouristes au Népal. Cependant, le gouvernement népalais a refusé cette aide, affirmant que les organismes locaux pouvaient gérer la situation. Cette décision s’appuie sur l’expérience du séisme de 2015, où l’afflux massif de secours étrangers avait entraîné des problèmes de coordination et de gestion. Les autorités népalaises privilégient désormais une réponse nationale, malgré les risques de saturation des moyens locaux. Cette position reflète une volonté de souveraineté, mais aussi les défis logistiques d’une coordination internationale en terrain accidenté.
Le lac de barrage formé par les glissements de terrain, contenant 2,5 millions de mètres cubes d’eau, représente une menace majeure. Les autorités népalaises ont suspendu les opérations de sauvetage pendant une heure et demie le 28 août 2026, craignant un débordement imminent. Ce phénomène, appelé vidange brutale de lac, peut provoquer des inondations dévastatrices en aval. Les habitants des zones menacées ont été évacués vers les collines pour éviter d’être pris au piège. La situation rappelle les risques liés aux retenues d’eau naturelles ou artificielles dans les régions montagneuses, où les sols instables amplifient les dangers.
Avec au moins 538 morts et plus de 1 500 disparus, cette catastrophe est l’une des plus meurtrières au Népal ces dernières années. Les disparus incluent 517 étrangers, soulignant l’impact international de l’événement. Les villages touchés ont été entièrement recouverts de boue, rendant l’accès aux survivants extrêmement difficile. Les secouristes locaux, bien que déterminés, font face à des défis sans précédent : boue, destruction des infrastructures, et risque de nouvelles inondations. La priorité reste la recherche des survivants, mais les conditions rendent chaque opération longue et incertaine.

