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Des chercheurs découvrent plus de 1 600 vers dans seulement 53 thons destinés à la consommation

Science & Vie · mis à jour il y a 12 j

L'autopsie de 53 listaos a permis de compter plus de 1 600 parasites dans le thon, jusque dans presque tous ses organes. Près de six poissons sur dix en avaient dans la chair consommée..

Découverte alarmante

Des chercheurs ont identifié la présence de plus de 1 600 vers parasites dans seulement 53 thons destinés à la consommation humaine. Cette découverte, publiée en septembre 2026, soulève des questions sur la sécurité sanitaire des produits de la mer. Les vers en question sont des nématodes, des vers ronds microscopiques souvent présents dans les poissons sauvages. Leur présence dans les thons n'est pas exceptionnelle en soi, mais leur nombre élevé dans un échantillon aussi restreint est préoccupant. Les thons, poissons migrateurs de grande taille, sont pêchés dans des zones océaniques variées avant d'être transformés et vendus sur les marchés. Les chercheurs n'ont pas précisé si les vers étaient vivants ou morts au moment de l'analyse, ni s'ils représentaient un risque pour la santé des consommateurs. Cependant, la présence de parasites dans les produits alimentaires est généralement surveillée pour éviter les intoxications ou les infections.

Origine des parasites

Les nématodes retrouvés dans les thons proviennent principalement des eaux froides des océans, où ces poissons se nourrissent. Les thons, comme d'autres grands poissons prédateurs, accumulent ces parasites en consommant des proies infectées, comme des petits poissons ou des crustacés. Les chercheurs n'ont pas identifié l'espèce exacte des vers, mais ils appartiennent probablement à la famille des Anisakidae, des parasites courants chez les poissons marins. Ces vers peuvent survivre dans les tissus musculaires des thons, même après la capture et la congélation. Leur présence est souvent liée à des conditions environnementales spécifiques, comme la température de l'eau ou la densité des populations de poissons hôtes. Les scientifiques soulignent que cette découverte pourrait indiquer une augmentation de la contamination parasitaire dans certaines zones de pêche, possiblement due à des changements climatiques ou à la surpêche.

Risques pour la santé

Les nématodes de type Anisakis sont connus pour provoquer des infections chez l'humain, appelées anisakiases, en cas de consommation de poisson cru ou peu cuit. Les symptômes incluent des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements ou des réactions allergiques. Dans les cas graves, une intervention médicale peut être nécessaire pour retirer les parasites. Cependant, la cuisson à haute température (au moins 60°C) ou la congélation à -20°C pendant au moins 7 jours tue généralement ces vers. Les autorités sanitaires recommandent donc de bien cuire le poisson ou de le congeler avant consommation pour éviter tout risque. Les chercheurs n'ont pas confirmé si les vers découverts dans les thons étaient pathogènes pour l'humain, mais leur présence en grand nombre justifie une vigilance accrue dans la chaîne de production alimentaire.

Impact sur l'industrie

Cette découverte pourrait avoir des répercussions sur l'industrie de la pêche et de la transformation des produits de la mer. Les thons sont une ressource économique majeure, notamment pour les pays côtiers et les communautés dépendantes de la pêche. Une augmentation de la contamination parasitaire pourrait entraîner des pertes financières pour les pêcheurs et les transformateurs, en raison de la destruction des lots infectés ou de la mise en place de contrôles sanitaires plus stricts. Les autorités pourraient également renforcer les réglementations sur la congélation ou la cuisson des poissons destinés à la consommation. Les chercheurs appellent à une meilleure surveillance des populations de thons et à des études supplémentaires pour comprendre les causes de cette contamination accrue.

Ce que ça pourrait changer

Face à cette découverte, les experts en santé publique et en sécurité alimentaire recommandent plusieurs mesures pour limiter les risques. Pour les consommateurs, il est conseillé de cuire soigneusement le poisson à cœur (60°C minimum) ou de le congeler à -20°C pendant au moins 7 jours avant consommation. Les professionnels de la pêche et de la transformation doivent renforcer les contrôles sanitaires, notamment en vérifiant systématiquement la présence de parasites dans les lots de thons. Les autorités sanitaires pourraient également mettre à jour les normes de sécurité alimentaire pour intégrer des seuils maximaux de contamination parasitaire. Enfin, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour identifier les zones de pêche les plus touchées et comprendre les facteurs environnementaux favorisant la prolifération des nématodes.

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