Le hackeur qui s’est emparé de millions de données personnelles offre ses services au Danemark
Dans un dialogue établi avec le journal danois “Politiken”, la personne qui semble être celle qui a subtilisé les données personnelles de plus de 8 millions de Danois en septembre assure vouloir aider le royaume à “renforcer sa sécurité informatique”. Mais “à une condition”, explique-t-elle..
En septembre 2026, un piratage informatique a touché les données personnelles de 8 749 975 Danois, soit la quasi-totalité de la population du pays estimée à environ 5,9 millions d'habitants. Ce vol de données a été révélé le 5 octobre 2026 et a immédiatement suscité l'émoi au Danemark. Les informations dérobées incluent des numéros CPR (équivalent danois du numéro de Sécurité sociale français), des adresses postales et électroniques, ainsi que des numéros de téléphone. Ce type de données est particulièrement sensible car il permet d'identifier précisément chaque citoyen et d'accéder à des services administratifs ou financiers. Le pirate, ou la pirate, a ensuite contacté le journal danois Politiken en octobre 2026 pour revendiquer l'attaque et proposer une collaboration inhabituelle.
Selon les informations communiquées par le pirate au journal Politiken, l'intrusion dans le système central danois a été rendue possible par une faille de sécurité élémentaire : l'utilisation d'un mot de passe extrêmement faible, 123456, combiné à un logiciel simple. Ce mot de passe, souvent utilisé comme exemple de mot de passe non sécurisé, est fréquemment exploité par les pirates en raison de sa simplicité. Le système ciblé centralise les données personnelles de tous les Danois, ce qui en fait une cible de choix pour un piratage à grande échelle. Les experts en cybersécurité consultés par Politiken ont confirmé la plausibilité de cette méthode, soulignant que même une faille mineure peut avoir des conséquences majeures lorsque les données sont aussi sensibles.
Le pirate a proposé au Danemark une offre pour le moins surprenante : aider le pays à renforcer sa cybersécurité, mais à une condition non divulguée. Cette proposition a été formulée lors d'un échange avec le journal Politiken, qui a pu vérifier l'authenticité des données volées en les recevant directement. Le pirate a justifié cette offre par un désir de « contribuer positivement » après avoir exploité une faille majeure. Cependant, les autorités danoises n'ont pas encore réagi publiquement à cette proposition, et la nature exacte de la condition reste inconnue. Cette situation pose des questions éthiques et juridiques complexes sur la collaboration avec un pirate informatique, même si son intention semble constructive.
La révélation de ce piratage a plongé le Danemark dans une crise de confiance envers ses systèmes de protection des données. Avec près de 8,7 millions de personnes concernées, soit environ 148 % de la population totale (le chiffre inclut probablement des résidents étrangers ou des doublons), l'ampleur de la fuite est sans précédent dans le pays. Les autorités danoises n'ont pas encore communiqué sur les mesures prises pour sécuriser à nouveau le système ou pour prévenir de futures attaques. Ce piratage met en lumière les vulnérabilités des infrastructures numériques nationales, même dans des pays réputés pour leur avancée technologique. Il soulève également des débats sur la responsabilité des institutions dans la protection des données personnelles des citoyens.
Ce piratage s'inscrit dans un contexte mondial marqué par une augmentation des cyberattaques, notamment contre des infrastructures critiques. En 2026, plusieurs pays ont été victimes de fuites massives de données, comme le Maroc où 70 000 agents publics ont vu leurs informations publiées par des hackeurs proalgériens. Au Japon et en Corée du Sud, une vague de cyberattaques a également frappé des entreprises en octobre 2026. Ces incidents illustrent la montée des menaces numériques, souvent motivées par des enjeux géopolitiques, économiques ou criminels. Le Danemark, bien que moins touché que d'autres pays, n'est pas à l'abri de ces risques, d'autant plus que son système de numéros CPR est centralisé et donc particulièrement exposé.

