«Castlevania : Belmont’s Curse»: lettre d’amour ensanglantée
Pour son 40e anniversaire, «Castlevania» s’offre un nouveau jeu capable de séduire tant les curieux que les amateurs..
Le jeu Castlevania: Belmont’s Curse marque un retour attendu de la franchise mythique de Konami, sortie en octobre 2026 pour célébrer son 40e anniversaire. Ce titre, développé par Evil Empire, propose une aventure en deux dimensions dans un univers gothique médiéval, notamment à Paris. Il s’inscrit dans le genre Metroidvania, un terme désignant des jeux d’exploration et de plateforme où le joueur progresse en débloquant de nouvelles capacités et zones, inspiré des séries Metroid et Castlevania. Contrairement aux précédents opus, sortis il y a plus d’une décennie, ce jeu apporte un renouveau tant sur le plan technique que narratif, tout en rendant hommage aux titres historiques de la licence.
Le joueur incarne Rose Belmont, dernière descendante d’une lignée légendaire de chasseurs de vampires, les Belmont. Armée d’un fouet et de sorts magiques, elle doit affronter Dracula, revenu une fois de plus pour semer le chaos. L’histoire, bien que classique, se distingue par le développement de ses personnages, interprétés par des doubleurs professionnels. L’accent est mis sur la jouabilité et la maîtrise des mécaniques de jeu plutôt que sur un récit complexe. L’univers gothique et les décors somptueux, comme les catacombes de Paris ou une version réinventée du château de Dracula, renforcent l’immersion dans cette aventure ensanglantée.
Rose Belmont se contrôle avec une grande fluidité, tout en restant fidèle à l’esprit des anciens Castlevania. Le jeu propose de nouvelles capacités, comme l’utilisation du fouet pour se balancer ou lancer des sorts, qui enrichissent l’arsenal disponible. Ces mécaniques sont essentielles pour progresser dans des niveaux labyrinthiques et affronter des ennemis variés. La difficulté est élevée, mais équitable : les échecs sont souvent attribuables au joueur lui-même, ce qui rend les succès d’autant plus gratifiants. Les combats contre les boss, des ennemis puissants, exigent une anticipation précise de leurs attaques, créant une dynamique de jeu comparable à une danse rythmée.
L’exploration occupe une place centrale dans Belmont’s Curse. En s’aventurant hors des sentiers battus, le joueur découvre des secrets, comme des objets améliorant les capacités de Rose ou des indices pour préparer les combats futurs. Les environnements, bien que parfois parsemés de textures de basse qualité, offrent une esthétique visuelle soignée, avec des ombres marquées et des couleurs vives rappelant une série animée. Cette direction artistique s’inspire notamment de l’adaptation Netflix Castlevania (2017), qui a popularisé la franchise auprès d’un nouveau public. La musique, à la fois cinématique et discrète, contribue à renforcer l’ambiance macabre des lieux traversés.
Ce jeu s’adresse aussi bien aux nouveaux joueurs souhaitant découvrir l’univers *Castlevania* qu’aux fans de longue date. Pour les premiers, la patience et la maîtrise des mécaniques sont nécessaires, tandis que les seconds apprécieront la modernisation de la franchise tout en retrouvant l’essence des anciens opus. Le titre, développé par Evil Empire — connu pour *The Rogue Prince of Persia* (2025) et des extensions de *Dead Cells* (2018) —, transpose avec succès la licence dans l’ère vidéoludique actuelle. Il se distingue par son équilibre entre difficulté, exploration et esthétique, offrant une expérience à la fois exigeante et visuellement captivante.

