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Géopolitique

De Sarajevo à Mostar à vélo, un voyage à couper le souffle dans les Balkans

Courrier International · mis à jour il y a 18 j

LE MONDE À VÉLO (6/6) – De la Slovénie à l’Albanie, la Trans Dinarica est un itinéraire cyclable qui traverse huit pays des Balkans. Ce journaliste allemand, qui en a parcouru une portion exigeante en Bosnie, raconte dans la “Frankfurter Allgemeine Zeitung” comment la région referme ses blessures grâce au tourisme durable..

L’itinéraire Trans Dinarica

La Trans Dinarica est un itinéraire cyclable de 5 500 kilomètres qui traverse huit pays des Balkans, de la Slovénie à l’Albanie en passant par la Serbie et la Bosnie-Herzégovine. Ce parcours, long de plusieurs milliers de kilomètres, est conçu pour relier des régions culturellement et historiquement riches, mais politiquement parfois tendues. Il traverse des zones à majorité serbe, croate et bosniaque en Bosnie, où coexistent différentes communautés. L’objectif est de créer un pont touristique durable, favorisant la réconciliation et la découverte des paysages et du patrimoine local. L’itinéraire est exigeant physiquement, avec des dénivelés importants et des chemins variés, passant de l’asphalte aux sentiers de terre et de gravier.

Le tronçon Sarajevo-Mostar

Le journaliste allemand Florian Guckelsberger a parcouru en vélo le tronçon Sarajevo-Mostar, long de 170 kilomètres et présentant un dénivelé cumulé de 4 000 mètres. Ce parcours commence par une montée abrupte depuis la vallée de Sarajevo, serpentant vers le Mont Igman, puis traverse le plateau de Bjelasnica avant de redescendre vers le lac Boracko et le massif du Prenj, surnommé l’Himalaya bosniaque pour ses paysages escarpés. Le trajet alterne entre routes goudronnées et chemins de terre, testant l’endurance des cyclistes. Ce tronçon illustre la difficulté physique de la Trans Dinarica, mais aussi la beauté des paysages traversés.

Un tourisme de réconciliation

La Trans Dinarica est présentée comme un moyen de refermer les blessures historiques des Balkans, une région marquée par des conflits récents, notamment la guerre de Bosnie (1992-1995). En reliant des zones ethniquement et religieusement divisées, l’itinéraire encourage le tourisme durable et les échanges entre communautés. Il offre une alternative aux tensions politiques en mettant en avant la coopération et la découverte mutuelle. Ce projet s’inscrit dans une démarche de réconciliation, où le vélo devient un outil de paix et de développement local.

Le défi physique et mental

Le parcours Sarajevo-Mostar est décrit comme un défi physique exigeant, avec des montées continues, des descentes techniques et des conditions météo changeantes. Les cyclistes doivent s’adapter à des chemins variés, passant de l’asphalte aux sentiers boueux ou caillouteux, ce qui demande une bonne préparation et un équipement adapté, comme des VTT à gros pneus. Thierry Joubert, guide du journaliste, accompagne ce type d’expédition, soulignant l’importance de l’endurance et de la résilience. La fatigue et les respirations audibles illustrent l’effort fourni, mais aussi la satisfaction de surmonter ces obstacles.

Les paysages des Balkans

Le trajet Sarajevo-Mostar traverse des paysages variés et spectaculaires, comme les forêts denses au départ de Sarajevo, les plateaux montagneux de Bjelasnica, les lacs alpins comme le lac Prokosko ou Boracko, et les gorges escarpées du massif du Prenj. Ces paysages, souvent comparés à ceux des Alpes ou de l’Himalaya, sont décrits comme à couper le souffle. Ils reflètent la diversité géographique des Balkans, une région où les montagnes, les vallées et les rivières se succèdent, offrant une expérience visuelle unique aux cyclistes.

Ce que ça pourrait changer

L’article est initialement publié dans la *Frankfurter Allgemeine Zeitung* (*FAZ*), un quotidien allemand de référence fondé en 1949. Ce journal conservateur et libéral traite largement de l’actualité internationale et économique, avec plus de 350 rédacteurs et 90 correspondants. La *FAZ* est indépendante grâce à sa fondation à but non lucratif, la *Fazit*, qui détient la majorité de ses parts. Elle est souvent comparée à des titres comme *The New York Times* ou le *Financial Times* pour son influence et son prestige dans le paysage médiatique allemand.

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