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Généraliste

Danielle Smith écarte l’idée d’un 2e référendum en Alberta si l’option fédéraliste gagne

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 5 j

« Pas tant que je serai première ministre », affirme-t-elle..

Contexte du référendum

Un référendum est organisé en Alberta, une province canadienne, le 19 octobre 2026. Il porte sur la place de l'Alberta au sein du Canada. Les électeurs doivent répondre à dix questions, dont une principale sur l'indépendance de la province. La première ministre de l'Alberta, Danielle Smith, a clairement indiqué qu'il n'y aurait pas de deuxième référendum si l'option fédéraliste (le maintien dans le Canada) l'emporte. Elle a précisé que cette promesse s'appliquerait tant qu'elle serait en poste. L'option fédéraliste correspond à l'idée de rester partie intégrante du Canada, tandis que l'option séparatiste propose d'engager une procédure juridique pour organiser un référendum contraignant sur l'indépendance.

Processus et seuils de majorité

Le référendum albertain comprend dix questions, dont la première porte sur l'indépendance. Si les Albertains votent pour l'option fédéraliste (rejet de l'indépendance), Danielle Smith exclut tout nouveau référendum. En revanche, si l'option séparatiste obtient 50 % plus une voix, elle affirme qu'elle enclenchera un processus vers un référendum contraignant, bien qu'elle soit elle-même favorable au maintien dans le Canada. Pour les neuf autres questions, portant sur l'immigration et la Constitution canadienne, une majorité de 50 % plus une voix sera également suffisante pour que le gouvernement albertain agisse. La Loi sur la clarté stipule que le gouvernement fédéral pourrait refuser d'entamer des négociations si le résultat d'un futur référendum contraignant est trop serré.

Positions et tensions politiques

Danielle Smith, première ministre de l'Alberta et membre du Parti conservateur uni (PCU), est perçue comme une figure opposée aux militants séparatistes. Elle a déclaré ne pas être en contact avec ces derniers, les qualifiant même d'ennemis numéro un en raison de leur opposition à sa position pro-Canada. Un sondage réalisé fin septembre 2026 par la firme Janet Brown révèle que 72 % des Albertains privilégient le maintien dans le Canada, contre 23 % pour la séparation. Cependant, parmi les électeurs du PCU, 53 % soutiennent l'indépendance, tandis que 40 % préfèrent le statu quo. L'assemblée générale du PCU, prévue du 27 au 29 novembre 2026, permettra aux membres de se prononcer sur la chefferie et les orientations politiques du parti.

Ce que ça pourrait changer

Danielle Smith a reconnu que certains griefs des Albertains envers le gouvernement fédéral persistent, malgré son soutien à l'unité canadienne. Elle a souligné la nécessité de mieux comprendre ces insatisfactions pour renforcer la cohésion nationale. Si les neuf premières questions du référendum sont rejetées par les électeurs, elle a admis que son gouvernement devrait se tourner vers d'autres priorités des Albertains. Elle a également précisé que ces questions avaient été incluses au bulletin de vote car elles représentaient des projets importants pour elle. Les résultats du référendum pourraient donc influencer non seulement la question de l'indépendance, mais aussi d'autres dossiers politiques et sociaux en Alberta.

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