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Droit

Sécularités, dialogue entre théologiens et juristes

Univ-Droit : science politique · mis à jour 6 oct.

Animé par Bernard Bourdin, dominicain, professeur d’histoire des idées et de philosophie politique, Institut catholique de Paris, directeur du Centre d’étude du Saulchoir ; Pierre Bonin, professeur d’histoire du droit, École de droit de la Sorbonne ; François-Guy Trébulle, professeur de droit privé, École de droit de la Sorbonne. Le séminaire se déroule le premier mardi du mois, de 16 h 30 à 19 h 30, salle des séminaires de l’IRJS (2e étage), 4 rue Valette 75005 Paris, du 6 octobre 2026 au 5 janvier 2027Lire la suite....

Séminaire sur la sécularité

Le 6 octobre 2026 se tiendra un séminaire intitulé Sécularités, dialogue entre théologiens et juristes, organisé par une université de droit française. Ce séminaire vise à explorer les interactions entre la sécularité — c’est-à-dire la séparation progressive entre les institutions religieuses et l’État — et le droit. La sécularité est un concept central dans les démocraties modernes, où l’État reste neutre face aux religions tout en garantissant la liberté de culte. Les participants incluront des théologiens, spécialistes des questions religieuses, et des juristes, experts en droit public ou constitutionnel. L’objectif est de favoriser un échange entre ces deux disciplines pour mieux comprendre comment le droit encadre les pratiques religieuses et comment les religions influencent les normes juridiques. Ce dialogue s’inscrit dans un contexte où la place des religions dans l’espace public fait régulièrement débat, notamment sur des sujets comme la laïcité ou les accommodements raisonnables.

Thèmes abordés

Le séminaire abordera plusieurs thèmes liés à la sécularité et au droit. Parmi eux, on peut citer l’analyse des textes fondateurs des sociétés modernes, où la sécularisation a joué un rôle clé dans la construction des États. Les intervenants examineront aussi comment les systèmes juridiques intègrent ou excluent les références religieuses, par exemple dans les lois sur la bioéthique ou l’éducation. Un autre point central sera l’étude des cultes statutaires — religions reconnues officiellement par l’État — et des cultes non statutaires, qui opèrent en dehors de ce cadre. En France, cette distinction est particulièrement importante en Alsace-Moselle, où le concordat de 1801 maintient un régime spécifique pour quatre cultes (catholique, protestant, israélite et israélite consistorial). Le séminaire proposera des comparaisons avec d’autres pays européens pour illustrer la diversité des modèles de sécularité.

Objectifs pédagogiques

Ce séminaire s’adresse à un public varié : étudiants en droit ou en théologie, chercheurs, professionnels du secteur juridique, mais aussi toute personne intéressée par les questions de société liées à la religion et à la loi. Il vise à clarifier des concepts souvent mal compris, comme la neutralité de l’État — principe selon lequel les institutions publiques ne doivent pas favoriser une religion plutôt qu’une autre — ou la laïcité, qui va au-delà de la simple séparation Église-État en garantissant la liberté de conscience. Les organisateurs espèrent que cette rencontre permettra de mieux appréhender les enjeux contemporains, tels que la gestion des signes religieux dans l’espace public ou les débats sur la liberté d’expression face aux convictions religieuses. Aucune inscription préalable n’est mentionnée dans l’article, mais ce type d’événement est généralement accessible sur inscription ou ouvert au public.

Ce que ça pourrait changer

Cet événement s’inscrit dans le cadre d’un réseau universitaire français dédié au droit, **univ-droit.fr**, qui centralise des informations sur les manifestations scientifiques, les publications et les formations en droit. L’université organisatrice n’est pas nommée explicitement dans l’article, mais le séminaire est référencé comme une *manifestation scientifique* dans la rubrique dédiée du site. Ce réseau joue un rôle clé dans la diffusion des connaissances juridiques en France, en mettant à disposition des ressources pour les étudiants, les enseignants et les professionnels. Le séminaire du 6 octobre 2026 s’ajoute à une série d’événements similaires organisés tout au long de l’année académique, comme un autre séminaire prévu le 5 novembre 2026 sur *La modernité politique en ses textes*. Ces initiatives reflètent l’importance accordée au dialogue interdisciplinaire dans les facultés de droit françaises.

Sujets complémentaires

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