NapseflowNapseflow
Économie

L’intérêt de Marine Le Pen pour le logement est une imposture

Alternatives Économiques · mis à jour 30 sept.

Dimanche 13 septembre 2026 à Hénin-Beaumont, Marine Le Pen a consacré son premier discours de campagne au sujet du logement. La plupart des propositions s’inscrivent dans la continuité des lubies du Rassemblement national (RN), notamment s’attaquer aux squats, malgré les lois déjà très répressives….

Discours de campagne

Le 13 septembre 2026 à Hénin-Beaumont, Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national (RN) à la présidentielle, a fait du logement son premier thème de campagne. Ses propositions s’inscrivent dans la continuité des idées portées par son parti depuis des années. Parmi les mesures phares, elle propose notamment de s’attaquer aux squats et d’instaurer une préférence nationale pour l’attribution des logements sociaux. Cette dernière idée, héritée du programme de son père, est présentée comme une solution pour répondre aux difficultés des Français face au logement. Cependant, l’article souligne que ces propositions reposent sur des constats mensongers, comme l’idée que les logements sociaux seraient attribués en priorité aux immigrés au détriment des Français.

Accès au logement social

Le RN affirme que les logements sociaux seraient attribués de manière discriminatoire en faveur des étrangers, une idée qualifiée de raciste et inconstitutionnelle par l’article. Pour accéder à un logement social en France, il faut respecter deux critères principaux : justifier de ressources inférieures à un plafond fixé par la loi et être de nationalité française ou titulaire d’un titre de séjour valide. Les étrangers, souvent plus pauvres en moyenne, sont légèrement surreprésentés dans le parc social par rapport à leur part dans la population française. Cela s’explique par leur exclusion fréquente du marché privé du logement en raison de discriminations. Les conditions d’attribution des logements sociaux ne prennent donc pas en compte la nationalité, mais uniquement des critères socio-économiques.

Abolition de la loi SRU

Marine Le Pen propose pour la première fois d’abroger la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU), un texte adopté en 2000 qui impose aux communes de disposer d’au moins 25 % de logements sociaux. Cette loi a permis la construction d’un million de logements sociaux depuis son entrée en vigueur. Le RN critique cette loi en la qualifiant de machine à ghettoïser, une affirmation jugée infondée par l’article. Supprimer la loi SRU risquerait, selon les auteurs, de concentrer les logements sociaux dans les villes les plus pauvres, tout en laissant les villes riches sans mixité sociale, renforçant ainsi les ghettos.

Mesures en faveur des propriétaires

Le RN défend des mesures qui bénéficieraient principalement aux propriétaires aisés et aux héritiers. Parmi elles, l’abolition de certains droits de succession avec un abattement de 300 000 € sur le patrimoine immobilier, multiplié par le nombre de parents et d’héritiers. Cette proposition réduirait les recettes de l’État et favoriserait la transmission d’héritages aux plus riches. Le parti propose également d’allonger la durée des crédits immobiliers et de réduire de 30 à 15 ans la durée d’exonération des plus-values immobilières. Ces mesures, selon l’article, alourdiraient l’endettement des accédants à la propriété et priveraient l’État de ressources pour financer le logement social.

Critique des normes écologiques

Marine Le Pen considère les mesures écologiques comme des normes idéologiques et propose de les supprimer. Parmi elles, le zéro artificialisation nette des sols (ZAN), une loi adoptée en 2021 qui vise à diviser par deux le rythme d’artificialisation des sols d’ici 2030. Cette mesure est cruciale pour lutter contre le réchauffement climatique, car les sols stockent du carbone, et pour limiter les risques d’incendies, comme le souligne la géographe Christine Bouisset. Le RN propose de faire confiance au bon sens des maires plutôt que de maintenir cette réglementation. L’article souligne que supprimer le ZAN aggraverait la crise environnementale.

Diagnostic de performance énergétique

Le RN critique le diagnostic de performance énergétique (DPE), un outil obligatoire depuis 2021 qui classe les logements de A à G selon leur efficacité énergétique. Depuis 2025, les logements classés G, deux fois plus énergivores qu’un logement classé C, sont progressivement interdits à la location. Le RN affirme que ce dispositif réduit l’offre locative, une affirmation qualifiée de porte-parole du lobby des propriétaires bailleurs par l’article. Pourtant, ce calendrier vise à accélérer la rénovation des passoires thermiques pour améliorer le confort des locataires et réduire la précarité énergétique.

Ce que ça pourrait changer

L’article met en lumière les contradictions du RN sur le logement. Par exemple, Marine Le Pen propose de *mettre fin à la location de courte durée*, mais son parti a systématiquement voté contre les régulations des locations touristiques comme les plateformes Airbnb, dénonçant une *fiscalité délirante et punitive*. Pourtant, ces mesures ciblaient principalement les gros loueurs, pas les petits propriétaires. Le RN a également voté contre des mesures sociales comme l’augmentation du Smic, l’indexation des salaires sur l’inflation, ou l’augmentation des places d’hébergement d’urgence. Enfin, le parti n’a pas travaillé sur le projet de loi Logement en cours, comme l’a confirmé un député RN en commission des finances le 17 septembre 2026.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.