Les États-Unis frappent le nord de l’Iran et tirent sur un navire
L’Iran a riposté en lançant des missiles et des drones contre des alliés des États-Unis dans la région..
Les États-Unis et l’Iran ont intensifié leurs affrontements militaires depuis le 28 février, marquant une escalade majeure dans la région du Moyen-Orient. Les États-Unis ont mené des frappes aériennes ciblées tôt jeudi matin, notamment dans les environs de Téhéran, la capitale iranienne, ainsi que dans plusieurs provinces comme Semnan, Hamedan, Hormozgan et Khouzistan. Ces attaques visaient des sites stratégiques iraniens, dont des bases de missiles balistiques et des infrastructures spatiales. Parallèlement, les forces américaines ont tiré sur un navire marchand, le Belma, battant pavillon de Curaçao, qui tentait de contourner le blocus naval imposé par les États-Unis contre l’Iran. L’Iran a riposté en lançant des missiles et des drones contre des alliés des États-Unis dans la région, notamment Bahreïn, la Jordanie et le Koweït, sans que les bilans des victimes ne soient immédiatement connus. Cette série d’attaques réciproques a mis fin à un accord provisoire visant à éviter une guerre totale, tout en aggravant les tensions autour du détroit d’Ormuz, une zone stratégique pour le transport maritime mondial.
Le détroit d’Ormuz est un passage maritime étroit entre l’Iran et la péninsule arabique, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial. Depuis le 28 février, l’Iran a fermé ce détroit à la circulation maritime en représailles aux tensions avec les États-Unis et Israël. Cette mesure a provoqué une hausse des prix du pétrole, des engrais et d’autres produits essentiels, impactant l’économie mondiale. Les États-Unis accusent l’Iran de tenter de briser leur blocus naval en envoyant des navires vers des ports iraniens, comme l’île de Kharg, principal terminal d’exportation de pétrole de l’Iran. Le 28 février, les États-Unis ont lancé une guerre contre l’Iran après une série de provocations, selon les autorités américaines. Le colonel Ebrahim Zolfaghari, porte-parole de l’armée iranienne, a averti que toute attaque américaine contre des infrastructures comme des ponts ou des centrales électriques déclencherait une riposte massive de l’Iran, menaçant de détruire les infrastructures régionales.
Mercredi, les forces américaines ont intercepté et endommagé le pétrolier Belma, battant pavillon de Curaçao, alors qu’il se dirigeait vers l’île de Kharg, un terminal pétrolier clé en Iran. Malgré plusieurs avertissements, le navire a ignoré les consignes américaines. Un avion militaire américain a alors tiré un missile sur sa cheminée, le mettant hors d’état de nuire. Cet incident illustre la volonté des États-Unis d’imposer un blocus naval strict contre l’Iran, malgré les risques de tensions accrues. Le Belma est un navire marchand, c’est-à-dire un bateau utilisé pour transporter des marchandises, comme le pétrole, entre différents pays. Curaçao est une île des Caraïbes sous administration néerlandaise, souvent utilisée comme pavillon de complaisance pour les navires commerciaux.
Les frappes américaines ont causé la mort de plus de 35 personnes et blessé plus de 300 autres, selon les autorités iraniennes. Parmi les victimes figurent des conscrits et des militaires de carrière, notamment lors d’une attaque contre une caserne de la 388e brigade d’infanterie mécanisée iranienne dans la province du Sistan-et-Baloutchistan. Cette brigade est une unité militaire équipée de chars et de véhicules blindés. Les médias d’État iraniens ont également rapporté des frappes dans plusieurs provinces, dont la province de Semnan, où se trouvent des sites de production de missiles balistiques et des infrastructures spatiales. L’Iran n’a pas encore communiqué de bilan pour ses propres ripostes, notamment les attaques de missiles et de drones contre Bahreïn, la Jordanie et le Koweït.
Le colonel Ebrahim Zolfaghari, porte-parole de l’armée iranienne, a menacé de lancer des attaques de grande envergure contre les infrastructures régionales si les États-Unis frappaient des ponts ou des centrales électriques en Iran. Il a qualifié ces infrastructures de ligne rouge infranchissable, signifiant que toute attaque contre elles entraînerait une réponse immédiate et massive de l’Iran. Cette déclaration vise à dissuader les États-Unis de poursuivre leurs frappes, tout en affirmant la détermination de l’Iran à protéger ses intérêts stratégiques, notamment dans le détroit d’Ormuz. Les autorités iraniennes ont également souligné que l’intervention des États-Unis dans cette zone était inacceptable, car elle est considérée comme une région sous influence exclusive de l’Iran.
Les attaques de l’Iran contre Bahreïn, la Jordanie et le Koweït, où sont stationnées des forces américaines, ont provoqué des condamnations immédiates de la part des autorités locales. Aucun bilan des victimes ou des dégâts n’a été communiqué dans l’immédiat. Par ailleurs, le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi a dénoncé une attaque de drone contre la ville d’Erbil, dans le nord de l’Irak, alors qu’il se trouvait aux États-Unis. Le drone, intercepté par les autorités locales, aurait survolé la ville sans causer de dommages. Le Premier ministre a réaffirmé l’engagement de l’Irak à désarmer les groupes armés non étatiques, y compris ceux soutenus par l’Iran, dans une tentative de stabiliser la région et de réduire les tensions.

