Les experts en psychologie sont unanimes : les personnes qui pratiquent ce loisir avant de dormir ont une intelligence supérieure à la moyenne (HPI)
Cette habitude, très courante chez ces personnes qui ont un quotient intellectuel élevé, en dit beaucoup sur eux..
Les personnes à haut potentiel intellectuel (HPI), souvent désignées par le terme zèbres dans le langage populaire, ont une habitude courante avant de dormir : la lecture. Selon la psychologue Arielle Adda, spécialiste des surdoués et auteure de l'ouvrage De l’enfant à l’adulte doué, construire sa personnalité, cette pratique permet de calmer leur esprit en perpétuelle activité. Leur cerveau traite les informations plus rapidement que la moyenne, ce qui les rend plus enclins à ruminer les événements de la journée ou à anticiper les tâches du lendemain. Cette habitude, bien que répandue, peut aussi perturber leur sommeil en les maintenant éveillés plus longtemps, compliquant ainsi leur réveil le matin suivant.
Le sommeil des personnes HPI se distingue par des caractéristiques particulières, notamment un sommeil paradoxal plus marqué. Ce stade du sommeil, où le cerveau est très actif et où se produisent les rêves les plus intenses, joue un rôle clé dans l'organisation et le tri des connaissances acquises pendant la journée. Arielle Adda souligne que les HPI font souvent des rêves intenses, liés à leur vécu quotidien, ce qui reflète cette activité cérébrale accrue. Ce sommeil paradoxal intense est considéré comme un indicateur de leur fonctionnement intellectuel supérieur, mais il peut aussi contribuer à des nuits plus courtes ou moins réparatrices si le rythme n'est pas maîtrisé.
Pour apaiser leur esprit en ébullition avant de dormir, les HPI peuvent adopter des alternatives à la lecture, comme des étirements ou des exercices de respiration. Ces pratiques visent à réduire l'anxiété et à favoriser un endormissement plus serein. Cependant, dans les cas les plus sévères, des solutions médicamenteuses peuvent être envisagées, bien que les professionnels insistent sur l'importance de consulter un expert avant toute prise en charge. Le sommeil reste en effet essentiel pour maintenir une bonne santé physique et mentale, quel que soit le niveau d'intelligence.
Le Haut Potentiel Intellectuel (HPI) est défini par un quotient intellectuel (QI) supérieur à 130, selon les tests standardisés. En France, cette caractéristique ne concerne théoriquement que 2,3 % de la population. Cependant, le concept de HPI reste complexe et souvent mal compris. Certaines recherches récentes remettent en question les idées reçues, notamment en soulignant que les personnes HPI ne présentent pas systématiquement des troubles mentaux. Malgré cela, des confusions persistent, conduisant parfois à des diagnostics erronés qui peuvent avoir des conséquences graves sur la vie personnelle ou professionnelle des individus concernés.
Le concept de HPI fait l'objet de débats parmi les professionnels de la psychologie. Certains experts dénoncent une *pathologisation* excessive de cette caractéristique, c'est-à-dire une tendance à considérer systématiquement une intelligence élevée comme un trouble mental. Ces spécialistes rappellent que le HPI ne doit pas être confondu avec des pathologies comme le trouble du déficit de l'attention ou des troubles anxieux. Les témoignages de personnes diagnostiquées tardivement ou mal orientées montrent les risques de ces amalgames, qui peuvent entraîner des années de souffrance et des opportunités professionnelles perdues.

