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Géopolitique

La tentative de Trump de promouvoir la « super intelligence » peine à convaincre

Le Grand Continent · mis à jour il y a 3 j

Seulement 1 dirigeant sur 5 a pleinement adopté le terme de « super intelligence » L’article La tentative de Trump de promouvoir la « super intelligence » peine à convaincre est apparu en premier sur Le Grand Continent..

Trump change de vocabulaire

Fin septembre 2026, le président américain Donald Trump a annoncé que les documents officiels des États-Unis utiliseraient désormais le terme «super intelligence» (SI) plutôt que «intelligence artificielle» (IA). Selon lui, le mot «artificiel» donnerait une image fausse de cette technologie, suggérant qu'elle serait non authentique ou imparfaite. Cette décision s'inscrit dans une série de changements de noms géographiques ou institutionnels décrétés par Washington depuis janvier 2025, comme le renommage du golfe du Mexique en «golf de l'Amérique». Cependant, ces précédents efforts ont montré des résultats limités, car le public américain continue d'utiliser les anciens termes dans ses recherches en ligne.

Réaction des entreprises tech

Lors d'un sommet organisé à la Maison-Blanche le 29 septembre 2026, Trump a convié une vingtaine de dirigeants de grandes entreprises technologiques, dont les principaux laboratoires d'IA. Parmi les 15 présents, seulement 3 ont adopté pleinement le nouveau terme «super intelligence», à savoir Elon Musk (SpaceX), Satya Nadella (Microsoft) et Jensen Huang (Nvidia). Trois autres, comme Jeff Bezos (Amazon) ou Bill McDermott (SAP), l'utilisent partiellement. Les 9 restants continuent d'employer «intelligence artificielle» dans leurs communications publiques. Par exemple, Marc Benioff (Salesforce) a renommé sa plateforme «AIForce» en «SIForce», mais il n'était pas présent au sommet. Ces réactions montrent une adoption inégale et limitée de la nouvelle terminologie.

Accueil mitigé du public

Le terme «super intelligence» peine à s'imposer auprès du grand public américain. Selon les données de Google, les recherches en ligne pour «intelligence artificielle» ou son acronyme «IA» restent largement majoritaires dans les 50 États des États-Unis, avec une préférence marquée pour «AI». Le terme «super intelligence» (SI) est peu utilisé, et son nombre de recherches n'a pas augmenté depuis plusieurs mois. Cette tendance illustre un décalage entre les efforts de la Maison-Blanche et les habitudes linguistiques des citoyens, qui continuent de privilégier les termes établis. Trump a même évoqué la possibilité de renommer un océan en «Océan Trump» ou «Océan des Amériques», mais cette initiative n'a pas encore été concrétisée.

Ce que ça pourrait changer

Cette tentative de changement de vocabulaire s'inscrit dans un contexte plus large de tensions autour des technologies d'IA. Les centres de données, essentiels au fonctionnement des systèmes d'IA, sont de plus en plus critiqués pour leur impact environnemental et leur consommation énergétique. Par ailleurs, des *«incidents»* impliquant des agents d'IA (comme des erreurs ou des comportements imprévisibles) se comptent par dizaines de milliers depuis plusieurs mois. Trump cherche ainsi à redorer l'image de ces technologies en les associant à un terme plus positif, *«super intelligence»*, qui évoque une forme d'excellence ou de supériorité. Cependant, cette stratégie de communication semble rencontrer des résistances, tant chez les acteurs économiques que dans l'opinion publique.

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