NapseflowNapseflow
Généraliste

La colonisation numérique est désormais à l’ordre du jour

Le Devoir · mis à jour il y a 1 j

Le gouvernement américain et les multimilliardaires du numérique veulent faire de nous leurs vassaux..

Souveraineté numérique clé

L’auteur Alain Saulnier affirme que la souveraineté numérique est devenue la base de toute souveraineté moderne, qu’elle soit politique, économique, militaire ou culturelle. Selon lui, sans contrôle sur les infrastructures et l’espace numériques, un État ne peut prétendre à une pleine indépendance. Par souveraineté numérique, il faut comprendre la capacité d’un pays à maîtriser ses propres données, réseaux et outils technologiques, sans dépendre d’entités étrangères. L’auteur compare cette souveraineté à la « mère de toutes les souverainetés », soulignant son caractère prioritaire. Sans elle, un État serait vulnérable aux influences extérieures, notamment via des plateformes numériques dominées par des acteurs étrangers.

Menace américaine

L’article évoque une agression numérique de la part des États-Unis, notamment sous l’administration de Donald Trump, qui aurait ciblé la souveraineté du Canada. Cette menace ne se limite pas à l’économie, mais s’étend au politique, à la culture et à l’idéologie. Les géants américains du numérique, comme Amazon, Microsoft, Google ou Oracle, possèdent déjà une grande partie des infrastructures numériques au Canada et au Québec. Leur domination leur permet de contrôler ou de paralyser des services essentiels, comme Internet ou le stockage de données. Par exemple, le ministère des Ressources naturelles du Québec a confié le stockage de ses données à Amazon Web Services en 2026, malgré les risques liés à la dépendance envers une entreprise américaine.

Colonisation numérique

L’auteur décrit une colonisation numérique où les États-Unis et leurs milliardaires du numérique (comme Elon Musk ou les dirigeants de Google) cherchent à asservir d’autres pays, dont le Canada et le Québec. Cette colonisation passe par des outils comme les satellites (ex. : ceux d’Elon Musk ou de Google Street View), qui permettent une surveillance constante des populations, ou les câbles sous-marins, contrôlés par ces mêmes géants. Ces infrastructures peuvent être utilisées pour couper l’accès à Internet, une ressource désormais indispensable. Le Québec et le Canada se retrouvent ainsi dans une position de vulnérabilité, dépendants de ces acteurs pour des services critiques comme la santé ou l’administration publique.

Dépendance des données

Les gouvernements canadien et québécois dépendent de plus en plus des entreprises américaines pour stocker et gérer leurs données, comme le Dossier santé numérique (DSN) du Québec, conçu par une entreprise américaine. Ces données, une fois collectées, sont utilisées pour alimenter des modèles d’intelligence artificielle (IA) et enrichir les entreprises qui les possèdent. Par exemple, le DSN a été développé par une firme états-unienne, malgré les risques de transmission des données aux autorités américaines. Le journaliste Pierre Trudel a qualifié cette situation de « naïveté », soulignant l’urgence d’une véritable politique de souveraineté numérique pour éviter une perte de contrôle sur des informations sensibles.

Ce que ça pourrait changer

La souveraineté numérique est présentée comme un *enjeu existentiel* pour les partis politiques, tant à Ottawa qu’à Québec. L’auteur souligne que les prochaines élections au Québec seront déterminantes pour récupérer cette souveraineté, car les négociations avec les États-Unis (comme l’*Accord Canada–États-Unis–Mexique*) pourraient affaiblir davantage la position du Canada. Le Parti québécois, par exemple, serait plus influencé par la situation américaine que par une logique centralisatrice. Sans une action rapide, les pouvoirs des gouvernements canadien et québécois en matière de souveraineté pourraient être réduits à néant, notamment face à des géants du numérique qui menacent de paralyser des services essentiels.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.