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Géopolitique

Partir dans une université incroyable à l’étranger ou aller dans une fac rassurante dans son pays ?

Courrier International · mis à jour il y a 19 j

Préféreriez-vous étudier à Oxford, à Tromso, ou dans une petite université de votre pays ? “Die Zeit” et la “Frankfurter Allgemeine Zeitung” publient des témoignages d’étudiants qui ont fait le choix de partir loin ou de rester près de chez eux..

Études à l'étranger

Quatre étudiants allemands ont choisi de poursuivre leurs études dans des universités étrangères aux caractéristiques uniques. Johannes Weidt a intégré l’université d’Oxford (Royaume-Uni), classée parmi les meilleures au monde, où il a découvert un environnement inspiré de l’univers du film Harry Potter. Les traditions et le cérémonial, comme les cours dans des salles médiévales, renforcent cette impression. Il apprécie particulièrement l’accessibilité des enseignants, un atout rare dans les grandes institutions. Lena Wiediger étudie à l’université de Bologne (Italie), la plus ancienne d’Europe, fondée en 1088. Les bâtiments historiques, avec leurs plafonds en stuc et leurs colonnes anciennes, donnent l’impression de voyager dans le temps. À la fin de ses études, elle recevra une couronne de laurier, une tradition inspirée de Jules César. Le coût de la vie et des frais de scolarité est abordable pour elle, car elle bénéficie d’un programme d’échange Erasmus.

Universités extrêmes

Judith Uttendorfer a choisi l’université de Tromsø (Norvège), située en Arctique, à 350 km au nord du cercle polaire. Depuis sa chambre, elle peut observer les aurores boréales, un phénomène naturel spectaculaire. Dans cette université, la plus septentrionale du monde, certains étudiants se rendent en cours à ski, et les chutes de neige persistent jusqu’en mai. Judith s’est adaptée à la nuit polaire, une période hivernale où le soleil ne se lève pas pendant plusieurs semaines. Elle décrit cette expérience comme « parfaite pour son master », malgré l’isolement géographique. À l’opposé, Luisa Joa étudie à l’université du Caire (Égypte), qui compte 200 000 étudiants. Malgré sa taille imposante, les séminaires restent peu fréquentés. Elle apprécie le caractère chaotique et parfois hospitalier de la capitale égyptienne, où les contrastes sociaux et culturels sont marqués.

Études en Allemagne

Trois étudiants allemands ont opté pour des universités dans des villes moyennes allemandes, moins prestigieuses mais offrant un cadre de vie rassurant. Nico Antropow étudie à Kaiserslautern, une ville qu’il compare à un « grand village ». Les loyers y sont bien moins élevés que dans des métropoles comme Francfort, où il vivait auparavant. Bien que l’offre culturelle soit limitée, il apprécie la chaleur des liens humains et compte y poursuivre ses études. Pascal Pätzold, à Magdebourg, et Johanna Lewandowski, à Freiberg, partagent des impressions similaires. Ils recherchent avant tout un bon rapport qualité-prix, des frais de scolarité modérés et un environnement moins stressant que les grandes villes universitaires. Ces choix reflètent une préférence pour la stabilité et la proximité, plutôt que pour l’aventure ou le prestige.

Ce que ça pourrait changer

Les étudiants partis à l’étranger ont découvert des environnements radicalement différents, marqués par l’histoire, la nature ou la taille des institutions. Leurs expériences, bien que variées, leur ont permis de se confronter à des traditions académiques uniques et à des modes de vie distincts. En revanche, ceux qui ont choisi des universités en Allemagne ont privilégié la simplicité, le coût abordable et un cadre de vie familier. Ces deux approches ne sont pas incompatibles grâce aux programmes d’échange comme **Erasmus**, qui permettent aux étudiants de combiner les avantages des deux options. Que ce soit pour l’aventure ou pour la stabilité, chaque parcours offre des opportunités d’apprentissage et de développement personnel.

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