VigiRep : Patricia Miralles est nommée déléguée interministérielle
VigiRep : Patricia Miralles est nommée déléguée interministérielle Nominations Droit pénal Sécurité et Police.
Patricia Miralles a été nommée déléguée interministérielle pour le dispositif VigiRep. Cette fonction, créée récemment, vise à coordonner les actions de vigilance et de prévention contre les risques de radicalisation et de violence au sein des établissements pénitentiaires en France. Le terme délégué interministériel désigne une personne chargée par plusieurs ministères d’une mission transversale, ici liée à la sécurité et à la justice. Patricia Miralles, dont le parcours inclut des expériences dans le domaine judiciaire et de la sécurité, aura pour mission de superviser la mise en œuvre des mesures de surveillance renforcée et de signalement des comportements à risque dans les prisons. Cette nomination s’inscrit dans un contexte où les autorités cherchent à renforcer la lutte contre l’islamisme radical et les violences en milieu carcéral, un enjeu majeur pour la sécurité publique.
VigiRep est un dispositif français mis en place pour repérer et prévenir les risques de radicalisation violente au sein des établissements pénitentiaires. Il repose sur un système de signalement des détenus présentant des signes de radicalisation, ainsi que sur des mesures de surveillance et d’accompagnement psychologique ou social. Ce programme s’appuie sur des outils informatiques et des équipes pluridisciplinaires composées de surveillants, de psychologues et de travailleurs sociaux. Son objectif principal est de limiter l’influence des réseaux radicaux en prison et de réduire les risques de récidive violente après la libération. VigiRep a été lancé dans le cadre des plans de lutte contre le terrorisme et la radicalisation, notamment après les attentats de 2015 en France.
La nomination de Patricia Miralles s’effectue dans un cadre interministériel, ce qui signifie qu’elle devra travailler en collaboration avec plusieurs ministères, dont celui de la Justice, de l’Intérieur et des Solidarités. Cette approche transversale est justifiée par la complexité des enjeux liés à la radicalisation en prison, qui touche à la fois à la sécurité publique, à la réinsertion des détenus et à la prévention de la violence. Les ministères concernés apportent chacun leur expertise : le ministère de la Justice gère les établissements pénitentiaires, celui de l’Intérieur supervise les services de renseignement, et celui des Solidarités intervient sur les aspects sociaux et éducatifs. Cette coordination vise à éviter les chevauchements et à optimiser l’efficacité des actions menées.

