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Géopolitique

Quel est le secret des footballeurs pour réussir un pénalty ?

Courrier International · mis à jour il y a 23 j

À un niveau professionnel, comme pendant la Coupe du monde, entre 75 et 80 % des tirs sont réussis, affirme “Science News Explores”. Qu’est-ce qui explique les 20 à 25 % manqués ? “Parfois le gardien réussit un superbe arrêt, parfois c’est juste une question de chance.

Pénalty : un exercice scientifique

Contrairement aux idées reçues, réussir un pénalty (tir au but accordé après une faute dans la surface de réparation) n’est pas une question de hasard. Selon le journal scientifique américain Science News Explores, les études récentes montrent que cet exercice est l’un des plus analysés et travaillés dans le football moderne. Les joueurs professionnels réussissent entre 75 % et 80 % de leurs tirs au but en compétition, ce qui prouve que la technique et la préparation jouent un rôle majeur. Les équipes les plus performantes utilisent des méthodes scientifiques pour optimiser leurs chances, comme l’étude des trajectoires ou des habitudes des gardiens. Ainsi, un penalty n’est pas une loterie (jeu de hasard où le résultat dépend du sort), mais un exercice où la stratégie et le mental sont déterminants.

La pression du mental

Le principal obstacle à la réussite d’un penalty n’est pas toujours la technique, mais la pression psychologique. Les joueurs doivent gérer un enjeu colossal : marquer peut faire d’eux des héros, tandis qu’un échec les expose à la critique publique. Cette pression est particulièrement visible chez les équipes comme l’Angleterre, qui a longtemps eu la réputation de craquer (échouer sous la pression) lors des tirs au but en compétitions internationales. Pourtant, les joueurs anglais ne sont pas moins talentueux que leurs adversaires : une étude de 2023 analysant plus de 1 700 pénaltys tirés dans le monde entier montre qu’ils marquent aussi souvent que les autres. Le problème vient de leur perception des échecs passés, qui pèse sur leur confiance en eux.

L’effet des statistiques

Les statistiques jouent un rôle clé dans la performance des joueurs sous pression. Une expérience menée par des chercheurs de l’université de Bournemouth a divisé 130 joueurs en trois groupes pour tirer chacun cinq pénaltys. Le premier groupe a été informé des mauvaises performances historiques de l’Angleterre en tirs au but. Résultat : ces joueurs ont marqué moins de buts que les autres groupes. En revanche, lorsqu’on a rappelé aux joueurs que ces statistiques ne reflétaient pas leurs capacités individuelles, leurs performances se sont améliorées. Cela montre que les fantômes du passé (les échecs antérieurs perçus comme une fatalité) peuvent paralyser les joueurs, tandis qu’une vision positive et réaliste de leurs compétences les aide à performer.

Confiance et réussite

La confiance en soi est un facteur déterminant pour réussir un penalty. Les joueurs anglais, par exemple, étaient hantés par la peur de décevoir leur pays, ce qui augmentait leur stress. À l’inverse, lorsque les statistiques sont présentées de manière neutre ou positive, les joueurs retrouvent leur assurance. Les chercheurs soulignent que le mental peut faire la différence entre un tir réussi et un échec, même chez les meilleurs athlètes. Ainsi, la clé ne réside pas seulement dans l’entraînement physique, mais aussi dans la préparation psychologique, comme des techniques de respiration ou de visualisation.

Ce que ça pourrait changer

Bien que l’article se concentre sur les tireurs, les gardiens de but jouent aussi un rôle crucial dans la réussite ou l’échec d’un penalty. Parfois, un arrêt spectaculaire peut expliquer un échec, mais la majorité des ratés sont dus à des erreurs de tir ou à la pression. Les statistiques montrent que les gardiens professionnels arrêtent environ 20 % à 25 % des pénaltys, mais leur impact dépend aussi de la qualité du tir. Les études récentes aident les équipes à anticiper les stratégies des gardiens, comme leurs mouvements préférentiels, pour augmenter les chances de marquer.

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