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Des étudiants manifestent contre la fermeture du collège Supérieur de Montréal

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 17 j

Le ministère de l'Éducation n'a pas précisé les raisons du non-renouvellement des permis..

Manifestation étudiante

Plus de cent étudiants, principalement internationaux, se sont rassemblés dimanche devant le Collège supérieur de Montréal pour protester contre sa fermeture. L’établissement, un collège privé subventionné par la province de Québec, a vu son permis d’exploitation non renouvelé par le gouvernement. Les manifestants, dont beaucoup étaient sur le point de terminer leurs études, dénoncent une décision brutale qui les prive de leur diplôme et met en péril leur statut d’immigration. La manifestation s’est terminée devant les bureaux du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, où les étudiants ont demandé une solution immédiate pour poursuivre leur formation dans un autre établissement.

Collèges concernés

Quatre collèges privés subventionnés du Québec ont vu leur permis suspendu ces dernières semaines : le Collège supérieur de Montréal, le Collège Herzing, le Collège de technologie Veritas à Montréal, et le Collège supérieur de Sherbrooke à Sherbrooke. La décision a été prise par le ministère de l’Éducation, qui n’a pas précisé les raisons exactes, mais a indiqué qu’elle était conforme à la loi sur l’enseignement privé. Les établissements concernés avaient été informés dès le 30 juin, après un avertissement entre fin mars et début mai. Cette mesure affecte des centaines d’étudiants internationaux, dont certains étaient à quelques semaines de l’obtention de leur diplôme.

Situation des étudiants

Les étudiants touchés par ces fermetures se retrouvent dans une situation d’incertitude, notamment en raison de leur statut d’immigration. Pour étudier au Québec, les étudiants internationaux doivent obtenir un certificat d’acceptation du Québec (CAQ) et un permis d’études. Ces documents sont liés à leur établissement d’inscription : si leur collège ferme, ils risquent de ne plus pouvoir les renouveler. Par exemple, Samia Chraibi, une étudiante marocaine, devait obtenir son diplôme cet été, mais ses papiers expirent le 31 août. Elle craint de ne plus avoir le droit de travailler ni d’étudier. D’autres, comme Ouazar Ghenima, une Algérienne en dernière année de secrétaire médicale, n’ont plus qu’un examen et un stage à terminer.

Solutions proposées

Le ministère de l’Éducation affirme avoir contacté les étudiants pour leur proposer des solutions, comme une inscription dans un autre établissement. Cependant, les étudiants interrogés par La Presse canadienne déclarent n’avoir reçu aucune réponse concrète, notamment en raison des vacances d’été. Certains collèges ont indiqué qu’ils ne pourraient accepter de nouveaux étudiants qu’à la mi-session d’automne, soit plusieurs mois plus tard. Le ministère de l’Immigration a précisé que les étudiants devront soumettre une nouvelle demande pour conserver leur statut, mais que leur dossier serait traité avec une attention particulière. Malgré cela, les délais restent serrés, et les étudiants craignent de ne pas pouvoir régulariser leur situation à temps.

Ce que ça pourrait changer

La fermeture des collèges a un impact profond sur les familles des étudiants internationaux. Feyrouz Chiheb, une Algérienne inscrite au *Collège supérieur de Sherbrooke*, a confié que la situation avait bouleversé sa vie familiale. Elle a cinq enfants et a tout vendu dans son pays pour venir au Québec avec l’espoir de finir ses études et trouver un travail. Avec la fermeture de l’établissement, elle ne sait pas comment elle va subvenir aux besoins de sa famille. Leila Betatache, une autre étudiante algérienne, a critiqué l’absence de plan cohérent de la part des autorités. Elle a expliqué que le ministère avait envoyé une note vague, laissant les étudiants se débrouiller seuls.

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