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Droit

Droit à l’effacement : la CNIL inflige une amende de 300 000 euros à EXTIA

LexisVeille · mis à jour il y a 12 j

Droit à l’effacement : la CNIL inflige une amende de 300 000 euros à EXTIA Données Affaires.

Sanction de la CNIL

La CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) est une autorité administrative française indépendante créée en 1978. Elle veille au respect de la vie privée et des données personnelles des citoyens. En septembre 2026, la CNIL a infligé une amende de 300 000 euros à la société EXTIA, une entreprise spécialisée dans l'informatique et l'ingénierie, pour des manquements graves dans le traitement des demandes d'effacement de données personnelles. Cette sanction illustre l'importance accordée par la CNIL à la protection des données, un droit fondamental encadré par le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), applicable dans toute l'Union européenne depuis 2018.

Rôle d'EXTIA

EXTIA est une société qui recrute des consultants en informatique et les place auprès de ses clients pour des missions techniques. Dans le cadre de son activité, l'entreprise collecte et traite des données personnelles de ses employés, anciens salariés et candidats. Ces données incluent des informations comme les noms, adresses, coordonnées professionnelles ou encore des détails sur les parcours professionnels. La société est donc responsable du traitement de ces données et doit garantir le respect des droits des personnes concernées, notamment le droit à l'effacement, aussi appelé droit à l'oubli.

Demandes d'effacement ignorées

En 2024, EXTIA a reçu 265 demandes d'effacement de données personnelles, principalement formulées par d'anciens salariés et candidats. Cependant, plus des trois quarts de ces demandes n'ont pas été traitées correctement. Parmi les manquements constatés, 12 demandes sont restées sans aucune réponse, 166 personnes n'ont reçu aucune information sur l'avancement ou la conclusion de leur demande, et 27 ont été informées après l'expiration du délai légal d'un mois imparti par le RGPD pour répondre à ce type de requête. Ces retards et absences de réponse constituent des violations graves des obligations légales d'EXTIA.

Ce que ça pourrait changer

La sanction de 300 000 euros infligée par la CNIL à EXTIA est une amende administrative, distincte des éventuelles poursuites pénales. Elle vise à sanctionner les manquements répétés et graves de l'entreprise dans la gestion des droits des personnes concernées par ses traitements de données. Cette amende s'ajoute à l'obligation pour EXTIA de se conformer strictement au RGPD sous peine de nouvelles sanctions. Elle rappelle aux entreprises l'importance de respecter les droits des individus, notamment le droit à l'effacement, qui permet à toute personne de demander la suppression de ses données personnelles dans certaines conditions.

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