QS demande un sursis pour la famille menacée d’expulsion dans Limoilou
Le co-porte-parole Sol Zanetti a adressé une lettre à la ministre fédérale de l’immigration, Lena Metlege Diab..
Une famille originaire du Congo-Brazzaville, installée à Québec depuis trois ans, risque d’être expulsée vers son pays d’origine à la fin septembre 2026. Cette mère et son fils de 7 ans pourraient y subir des violences, voire mettre leur vie en danger. Selon la mère, son mari aurait disparu en 2023 après avoir travaillé pour un ministre, tandis que son beau-frère aurait été assassiné et sa sœur agressée. Ces éléments soulèvent des questions sur la sécurité de leur retour forcé. Le quartier de Limoilou, où ils vivent, s’est mobilisé pour les soutenir et empêcher leur expulsion.
Québec solidaire (QS), un parti politique québécois, a interpellé la ministre fédérale de l’Immigration, Lena Metlege Diab, pour demander un sursis à l’expulsion de cette famille. Sol Zanetti, co-porte-parole de QS, a écrit une lettre à la ministre en exprimant ses vives inquiétudes pour leur sécurité. Il souligne que le Canada, en tant que terre d’accueil, a le devoir de protéger les personnes menacées. QS demande également que leur dossier soit réexaminé pour tenir compte des dangers encourus et de leur intégration dans la communauté québécoise.
L’avocate de la famille a contesté en Cour fédérale le refus de leur demande d’asile et a déposé une demande de sursis administratif auprès de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC). Cette procédure vise à retarder leur expulsion le temps d’examiner leur situation. Cependant, la famille pourrait être contrainte de quitter le Québec avant la fin de ces démarches. Le sursis demandé par QS vise à leur accorder un délai supplémentaire pour que leur dossier soit traité équitablement.
Cette situation met en lumière les tensions entre les politiques d’immigration du Canada et les obligations humanitaires. Le Canada se présente comme un pays accueillant pour les demandeurs d’asile, mais les expulsions restent possibles si les demandes sont rejetées. Sol Zanetti insiste sur le fait que renvoyer cette famille au Congo-Brazzaville pourrait nuire à la réputation démocratique du Canada. La mobilisation de la communauté de Limoilou et l’intervention de QS reflètent un débat plus large sur l’accueil des réfugiés et la protection des droits humains.

