Pour prévenir le diabète, faut-il plutôt faire de la musculation ou de la course à pied ?
Une étude inédite révèle que la musculation pourrait surpasser la course à pied dans la gestion de la glycémie, selon des tests effectués sur des souris..
Le diabète de type 2 est une maladie chronique où le corps ne parvient plus à réguler correctement le taux de sucre dans le sang, souvent en raison d’une résistance à l’insuline, une hormone produite par le pancréas. Pour prévenir cette maladie, l’activité physique est régulièrement recommandée. Deux types d’exercices sont souvent cités : la musculation et la course à pied. Mais lequel est le plus efficace ? Une étude récente publiée dans Science & Vie explore cette question en comparant leurs impacts respectifs sur la prévention du diabète.
Selon les recherches citées, la musculation et la course à pied agissent différemment sur le métabolisme. La musculation, qui consiste à soulever des charges pour renforcer les muscles, améliore la sensibilité à l’insuline en augmentant la masse musculaire. Les muscles, en se contractant, absorbent davantage de glucose présent dans le sang, réduisant ainsi le risque de diabète. À l’inverse, la course à pied, un exercice d’endurance, sollicite principalement le système cardiovasculaire et favorise la combustion des graisses. Elle réduit aussi la résistance à l’insuline, mais de manière moins ciblée sur les muscles.
Les experts soulignent que combiner les deux types d’exercices pourrait être la stratégie la plus efficace. Une étude a montré qu’un programme associant musculation et endurance réduisait de 50 % le risque de développer un diabète de type 2 par rapport à une absence d’activité physique. Par exemple, une séance de 30 minutes de musculation suivie de 30 minutes de course à pied, trois fois par semaine, a démontré des résultats significatifs. Cette approche permet de tirer parti des avantages de chaque type d’exercice : la musculation pour la sensibilité à l’insuline et la course à pied pour la santé cardiovasculaire.
Pour observer des effets notables, une pratique régulière est indispensable. Les recommandations suggèrent au moins 150 minutes d’activité physique modérée par semaine, réparties en plusieurs séances. Par exemple, trois séances de 50 minutes combinant musculation et course à pied pourraient suffire. Il est également important d’adapter l’intensité des exercices à son niveau de forme physique. Les débutants doivent commencer progressivement pour éviter les blessures et favoriser la régularité.
Outre l’activité physique, d’autres facteurs influencent le risque de diabète, comme l’alimentation et le poids corporel. Une alimentation riche en fibres, en légumes et en protéines maigres, associée à une réduction des sucres rapides, complète l’effet protecteur de l’exercice. De plus, maintenir un poids santé est crucial, car l’excès de graisse abdominale aggrave la résistance à l’insuline. Enfin, des études montrent que même une activité physique modérée, comme la marche rapide, apporte des bénéfices significatifs par rapport à une vie sédentaire.

