Prime carburant : Bercy confirme l’exonération fiscale jusqu’à 600 € en 2026
Après le doublement du plafond d’exonération sociale annoncé par le BOSS, le ministère de l’Économie confirme également le relèvement de l’exonération fiscale de la prime carburant. Celle-ci peut ainsi atteindre 600 € par salarié en 2026, sans impôt sur le revenu ni cotisations sociales..
En 2026, la prime carburant versée par les employeurs à leurs salariés bénéficie d’une exonération fiscale et sociale doublée. Le plafond passe de 300 € à 600 € par salarié et par an, sans que cette somme ne soit soumise à l’impôt sur le revenu ni aux cotisations sociales. Cette mesure s’applique aux primes versées jusqu’au 31 décembre 2026. Le ministère de l’Économie a confirmé cette évolution dans une FAQ publiée en août 2026, mettant fin à une incertitude sur le traitement fiscal de cette prime. Le plafond de 600 € concerne à la fois l’exonération fiscale et l’exonération sociale, ce qui représente un avantage significatif pour les salariés comme pour les employeurs.
L’exonération de la prime carburant s’appuie sur deux cadres réglementaires distincts. D’une part, le Bulletin officiel de la sécurité sociale (BOSS) a annoncé en août 2026 le doublement du plafond d’exonération sociale, passant de 300 € à 600 €. D’autre part, le ministère de l’Économie a confirmé que cette même limite s’applique désormais à l’exonération fiscale, grâce à une mise à jour de la FAQ dédiée aux mesures de soutien économique liées à la crise au Moyen-Orient. Cette double exonération signifie que les 600 € ne sont ni imposables ni soumis à des charges sociales, ce qui renforce leur attractivité pour les salariés.
La prime carburant est une participation facultative de l’employeur aux frais de transport des salariés, notamment pour les trajets entre leur domicile et leur lieu de travail. Elle peut couvrir les frais de carburant, mais aussi l’alimentation des véhicules électriques, hybrides rechargeables ou à hydrogène. Contrairement à la prise en charge obligatoire des abonnements aux transports publics, cette prime n’est pas imposée par la loi. Son versement peut être décidé par un accord d’entreprise, un accord de branche ou, à défaut, par une décision unilatérale de l’employeur après consultation du comité social et économique (CSE). En 2026, les conditions d’accès sont temporairement assouplies, notamment la suppression de l’obligation de ne pas avoir de desserte en transports publics.
Le montant de la prime carburant peut atteindre 600 € par salarié en 2026, sans que l’employeur soit tenu de justifier les dépenses engagées par le salarié. Cependant, le BOSS recommande de conserver des justificatifs, comme la carte grise du véhicule, pour s’assurer que la prime reste conforme à son objet. Le montant peut varier en fonction de la distance entre le domicile et le lieu de travail ou du nombre de jours travaillés. Les salariés dans des situations comparables doivent bénéficier des mêmes critères. La prime doit obligatoirement apparaître sur le bulletin de paie. Enfin, elle peut être cumulée avec la prise en charge obligatoire des abonnements aux transports publics ou à un service de location de vélos.

