Que devient le multilatéralisme ?
Guerre, conflit ou crise. Dans un monde toujours plus dangereux, quelque soit le terme privilégié, la liste des sujets à débattre à partir d'aujourd'hui lors de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU promet d'être longue..
L'Assemblée générale des Nations Unies (ONU) ouvre aujourd'hui, mardi 22 septembre 2026, sa 81ème session annuelle à New York. Cet événement rassemble les dirigeants de près de 200 pays membres pour discuter des crises mondiales actuelles. Parmi les intervenants attendus figurent Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU dont le mandat se termine en décembre 2026, Emmanuel Macron pour son dernier discours en tant que président français, et Donald Trump, critique récurrent de cette institution. Le multilatéralisme, principe selon lequel les pays collaborent ensemble pour résoudre les conflits plutôt que d'agir seuls, sera au cœur des débats. Cette session intervient dans un contexte de tensions géopolitiques accrues, notamment en Ukraine, Iran, Gaza et Soudan.
L'article souligne l'aggravation des conflits et des violences à l'échelle mondiale, avec des exemples précis comme l'Ukraine, l'Iran, Gaza et le Soudan. Ces crises illustrent un recul de la démocratie et une recrudescence de la violence, deux phénomènes qui remettent en question l'efficacité des institutions internationales comme l'ONU. Le multilatéralisme, qui repose sur la coopération entre États, est particulièrement mis à l'épreuve dans ce contexte. Les dirigeants présents devront aborder ces défis tout en défendant leurs positions nationales, comme le fait Donald Trump qui critique régulièrement l'ONU pour son incapacité supposée à résoudre les conflits.
Emmanuel Macron et Donald Trump incarnent deux visions opposées du multilatéralisme. Macron défend l'engagement de la France en faveur de la coopération internationale, tandis que Trump, accusé de poursuivre des actions unilatérales, a lancé un conflit avec l'Iran sans coordination avec l'ONU. Trump, confronté à une impopularité croissante en raison de la hausse du coût de la vie aux États-Unis, sera également sous pression lors des élections de mi-mandat. Son discours à l'ONU sera donc scruté pour ses positions sur l'institution et ses critiques envers le multilatéralisme. La France, quant à elle, continue de promouvoir une approche collective pour résoudre les crises énergétiques et sécuritaires.
Les ministres des Affaires étrangères du G7 (groupe des sept pays les plus industrialisés) ont réaffirmé hier leur solidarité avec le gouvernement légitime du Yémen, en guerre contre les rebelles Houthistes pro-iraniens, ainsi qu'avec l'Arabie saoudite. Le Royaume-Uni a accepté d'apporter un soutien logistique militaire à l'Arabie saoudite, tandis que la France s'engage à contribuer à la sécurisation des infrastructures énergétiques saoudiennes. Ces décisions s'inscrivent dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, où les conflits menacent la stabilité du commerce mondial et l'approvisionnement en énergie.
Emmanuel Macron a adressé une lettre ce matin à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, pour demander des mesures visant à renforcer les capacités d'importation et de production de carburants et de gaz en Europe. Cette demande intervient dans un contexte de forte dépendance du continent aux importations en provenance du Moyen-Orient. Le président français souhaite notamment que l'UE assouplisse certaines spécifications européennes, c'est-à-dire les normes techniques ou réglementaires qui encadrent la production et la distribution de ces énergies. Cette initiative reflète les inquiétudes croissantes face aux perturbations des chaînes d'approvisionnement énergétique.
Face à la flambée des prix des carburants et à la grogne sociale qui en découle, le gouvernement français a annoncé plusieurs mesures pour soutenir les Français les plus touchés. Parmi ces dispositifs, on trouve la prolongation jusqu'à la fin de l'année des aides aux secteurs les plus exposés, comme l'agriculture, la pêche et le BTP. Un nouveau mécanisme doit également remplacer, à partir du 1er octobre, l'aide de 100 euros destinée aux gros rouleurs (conducteurs parcourant de longues distances). Par ailleurs, les distributeurs de carburant seront autorisés, à titre exceptionnel, à vendre du gazole de qualité été (moins adapté aux températures froides) jusqu'au 15 novembre. Enfin, une règle d'or pourrait être introduite pour restituer aux Français une partie de la TVA générée par la hausse des prix des carburants.
La *Cour des comptes*, institution française chargée de contrôler les finances publiques, propose plusieurs mesures pour réaliser des économies. Elle suggère notamment de réduire les *avantages fiscaux du pacte Dutreil*, un dispositif visant à faciliter la transmission d'entreprises familiales. La Cour recommande également de limiter la *masse salariale* de la fonction publique, c'est-à-dire les dépenses liées aux salaires et aux effectifs des agents publics. Cet effort représenterait 20 milliards d'euros d'économies sur trois ans. Enfin, pour des raisons d'équité, elle préconise la création d'un *impôt sur la fortune personnelle*, une taxe ciblant les patrimoines les plus élevés.

