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Les agents de bord de WestJet votent à 99, 4 % pour la grève

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 22 j

La grève pourrait être déclenchée dès le 2 août..

Vote massif pour grève

Les quelque 4 400 agents de bord de la compagnie aérienne WestJet, membres de la section locale 8125 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), ont voté à 99,4 % en faveur d’un mandat de grève lors d’un scrutin mobilisant 97,3 % des membres. Ce vote quasi unanime reflète une détermination collective à faire valoir leurs revendications, notamment concernant la rémunération de l’ensemble des heures travaillées. Alia Hussain, présidente de la section locale 8125, a souligné dans un communiqué que ce mandat vise à soutenir les priorités de négociation établies par les employés. Le SCFP est un syndicat majeur au Canada, représentant divers secteurs publics et parapublics. WestJet, deuxième plus grand transporteur aérien canadien, se retrouve ainsi face à une possible crise sociale affectant ses opérations.

Risques de chaos aérien

Si aucune entente n’est trouvée dans les 21 jours suivant le vote, les agents de bord pourraient déclencher une grève dès le 2 août, une date située en plein cœur d’une longue fin de semaine estivale. Cette période est traditionnellement marquée par une forte affluence de voyageurs au Canada. WestJet pourrait également recourir à un lock-out, une mesure où l’employeur empêche les employés de travailler, privant ainsi les deux parties de revenus. Les deux scénarios nécessitent un préavis de 72 heures avant leur mise en œuvre. Selon John Gradek, expert en gestion de l’aviation à l’Université McGill, une grève chez WestJet pourrait perturber les déplacements de 60 000 à 70 000 passagers par jour. À titre de comparaison, la grève d’Air Canada en 2023 avait affecté 500 000 voyageurs sur trois jours seulement. Les passagers devraient vérifier la disponibilité des vols sur d’autres compagnies, car les sièges pourraient être rares en cette période de pointe.

Travail non payé en cause

Les agents de bord de WestJet dénoncent le fait de travailler jusqu’à 35 heures non rémunérées chaque mois, incluant des tâches comme la préparation des vols ou l’attente en cas de retards. Leur rémunération ne commence généralement qu’au moment de la fermeture des portes de l’avion, laissant de côté des heures de travail pourtant nécessaires au bon fonctionnement des opérations. Ils réclament également un rattrapage salarial, estimant être parmi les moins bien payés du secteur au Canada, malgré la taille de l’entreprise. WestJet, de son côté, affirme respecter les lois canadiennes du travail mais se dit ouvert à discuter d’une modification de la structure de rémunération pour répondre aux préoccupations des employés. Alexis von Hoensbroech, président-directeur général de WestJet, a exprimé son optimisme quant à une résolution pacifique du conflit, espérant éviter toute perturbation pour les voyageurs.

Ce que ça pourrait changer

Les négociations pour renouveler le contrat de travail des agents de bord, en vigueur depuis le 1er mars 2021, ont débuté avant l’échéance prévue en 2025. Cette anticipation vise à éviter un vide juridique ou un conflit social prolongé. Le SCFP et WestJet doivent trouver un terrain d’entente sur des questions sensibles comme la rémunération et les conditions de travail. Les agents de bord, représentés par leur syndicat, cherchent à obtenir des garanties financières et une reconnaissance de leur temps de travail, tandis que la direction de WestJet doit concilier ces revendications avec la viabilité économique de l’entreprise. Le résultat de ces discussions aura un impact direct sur la stabilité des opérations aériennes au Canada pendant la haute saison touristique.

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