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Numérique

L’IA va détruire l’humanité, une prophétie autoréalisatrice financée par des philanthropes

Next.ink · mis à jour il y a 29 j

Le mouvement de l’ « altruisme efficace » a théorisé, en 2016, que le changement climatique était moins problématique que le fait que des IA pourraient détruire l’humanité. Qualifié de « doomer woke » qui veut « sauver l’humanité » par l’administration Trump, ce courant de pensée philosophique, philanthropique et eschatologique vient aussi de faire […].

Vatican contre conscience IA

En 2026, une enquête du New York Times révèle qu’Anthropic, une entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle (IA), a tenté de convaincre le pape Léon XIV et le Vatican que des IA comme Claude possédaient une conscience morale. Le Vatican a rejeté cette idée dans son encyclique Magnifica humanitas, affirmant que les IA ne vivent pas d’expériences, ne possèdent pas de corps, ne ressentent ni joie ni douleur, et n’ont pas de conscience morale. Elles ne font que simuler des fonctions humaines sans comprendre ni éprouver quoi que ce soit. Cette position contraste avec celle de certains dirigeants d’Anthropic, comme Christopher Olah, qui considère que ces systèmes pourraient adopter des comportements humains, voire éprouver des émotions comme la colère ou la tristesse, et craint qu’ils ne souffrent éternellement.

Croyance en IA incontrôlable

Plusieurs dirigeants d’Anthropic et d’autres entreprises comme OpenAI croient que les IA sont par nature incontrôlables, une idée qualifiée de prophétie autoréalisatrice. Selon eux, ces systèmes pourraient un jour menacer l’humanité, d’où des investissements massifs dans la sécurité de l’IA (AI safety), visant à aligner les IA sur les valeurs humaines. Des milliardaires philanthropes ont financé des organismes indépendants à hauteur de centaines de millions de dollars pour résoudre ces problèmes. Par exemple, le laboratoire METR (Model Evaluation and Threat Research), lié au mouvement de l’altruisme efficace (effective altruism), étudie les risques posés par les IA.

Enquête FTC sur Anthropic

En septembre 2026, la Commission fédérale du commerce (FTC) des États-Unis a lancé une enquête sur Anthropic, OpenAI et d’autres entreprises d’IA. L’agence accuse ces entreprises de pratiques déloyales ou trompeuses et les oblige à témoigner sur les dangers potentiels de leurs produits. Cette enquête s’inscrit dans un contexte politique tendu, où l’administration Trump, via sa Super Intelligence Force (SIF), cherche à promouvoir une approche AI-First. Un responsable de la FTC a déclaré que l’objectif était de conserver la position dominante des États-Unis dans le domaine de l’IA, tout en critiquant le Parti démocrate, accusé de vouloir détruire cette technologie.

Critique de l'altruisme efficace

Un mémo de la Maison Blanche, rendu public en septembre 2026, présente l’altruisme efficace (effective altruism, EA) comme un mouvement marginal et déconnecté de l’Amérique traditionnelle. Selon ce document, l’EA, qui vise à maximiser les bienfaits de la philanthropie, donnerait la priorité aux esprits artificiels plutôt qu’aux êtres humains, aux étrangers plutôt qu’aux citoyens américains, et aux générations futures plutôt qu’aux vivants. Un sondage de 2024 montre que ce mouvement est majoritairement composé d’hommes blancs, âgés en moyenne de 32 ans, politiquement de gauche, végétaliens ou végétariens à 45 %, et agnostiques ou athées à 86 %.

Priorités de l'altruisme efficace

L’association britannique 80,000 Hours, liée à l’EA, classe les risques liés à l’IA en première position parmi les problèmes mondiaux urgents, devant le changement climatique ou les pandémies. Selon elle, l’IA pourrait causer des milliards de morts si elle échappe au contrôle humain. Les neuf principaux risques identifiés incluent la perte de contrôle des IA (1er), la concentration extrême du pouvoir (2e), les pandémies catastrophiques (3e), et six priorités émergentes comme le statut moral des esprits numériques ou la gouvernance spatiale. Le changement climatique, bien que grave, n’arrive qu’en 9e position, derrière des enjeux comme la souffrance des animaux sauvages ou les conflits entre grandes puissances.

Ce que ça pourrait changer

L’administration Trump a adopté une rhétorique anti-EA, qualifiant ce mouvement de *groupe d’extrême gauche* et de *sorciers woke de l’IA*. Le *New York Post*, journal pro-Trump, a publié 15 articles critiquant l’EA, le présentant comme un mouvement *mondialiste* et *déconnecté*. En réponse, le département de la Guerre des États-Unis a publié des messages sur X.com opposant l’*américanisme* à l’EA, accusé de vouloir *capituler face à nos ennemis* en freinant le développement de l’IA. Trump a également remplacé le terme *intelligence artificielle* par *super intelligence* dans les communications officielles fédérales et créé une *Super Intelligence Force* (SIF) pour superviser ce domaine.

Sujets complémentaires

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