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Élections anticipées en C.-B. : les petits partis dans une course contre la montre

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 6 j

CentreBC et OneBC ont présenté respectivement 35 et 34 candidats en peu de temps..

Élection anticipée surprise

Le gouvernement du NPD de Colombie-Britannique a déclenché une élection provinciale anticipée le 22 septembre 2026, soit deux ans plus tôt que prévu. Ce choix a pris de court les partis politiques, y compris les petits partis, qui s’attendaient à une campagne dans deux ans. Frédéric Boily, professeur de science politique à l’Université de l’Alberta, souligne que cette décision a bousculé leur calendrier électoral. Une élection anticipée signifie que les partis disposent de moins de temps pour s’organiser, recruter des candidats et préparer leur campagne. Les chefs de parti ne participeront pas non plus aux débats télévisés, ce qui limite leur visibilité. Selon Boily, ce contexte réduit fortement la capacité des petits partis à jouer un rôle significatif dans la campagne.

Défis logistiques majeurs

Les petits partis, comme CentreBC et OneBC, font face à des défis logistiques importants en raison de l’élection anticipée. Ils doivent présenter une liste de candidats dans toutes les circonscriptions de Colombie-Britannique, ce qui est difficile avec des équipes réduites. Par exemple, CentreBC a présenté 35 candidats et OneBC 34, tandis que 29 candidats sont indépendants ou sans affiliation politique. Serge Corbeil, analyste politique, explique que la vérification des antécédents des candidats, une étape obligatoire, est compliquée par la taille restreinte des équipes et le manque de temps. Cette vérification est cruciale pour éviter des controverses, comme celle impliquant le candidat conservateur Joachim Agou, écarté de la campagne.

Rôle limité mais stratégique

Bien que les chances de remporter des sièges soient très faibles pour les petits partis, certains experts estiment qu’ils pourraient influencer le résultat dans certaines circonscriptions, notamment à Surrey. Cette ville compte 10 circonscriptions et est considérée comme un terrain de lutte stratégique. Hamish Telford, ancien stratège conservateur, et Lauren Touchant, professeure de sciences politiques, soulignent que OneBC et CentreBC pourraient y jouer un rôle clé en divisant les votes. Elenore Sturko, cheffe de CentreBC et députée de Surrey-Cloverdale, a présenté son programme dans cette ville, proposant notamment de doubler un fonds provincial de soutien aux employés du secteur manufacturier. Elle insiste sur l’importance de rendre le prochain gouvernement responsable, plutôt que de promettre de former le gouvernement.

Ce que ça pourrait changer

Elenore Sturko, cheffe de *CentreBC*, reconnaît que l’élection anticipée a accéléré le rythme de la campagne, mais elle affirme que le parti avance à son propre rythme. Elle critique David Eby, chef du NPD, pour avoir déclenché une élection qu’elle juge avantageuse pour son parti. *CentreBC* a repris les rênes après le départ de députés conservateurs retournés au Parti conservateur, à la suite de la démission de Kerry-Lynne Findlay. Sturko adopte une approche pragmatique : elle évite de promettre une victoire électorale, mais met en avant la nécessité de tenir le gouvernement responsable. Le parti *OneBC*, qui a présenté 34 candidats, n’a pas répondu aux demandes d’entrevue.

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