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Culture

L’influence de Cézanne sur les philosophes/Que peut le pape face aux puissances de l'IA ?/Emmanuel Macron au JT de 20h

France Culture - Savoirs · mis à jour 25 sept.

Après son discours à l'Assemblée générale de l'ONU, Emmanuel Macron revient sur sa présidence lors du JT de 20h. Il aborde la question de la menace hybride russe et la crise des prix du carburant.

Cézanne et les philosophes

Le peintre français Paul Cézanne (1839-1906), figure majeure de l’art moderne, a profondément influencé la philosophie du XXe siècle. Selon Élise Marc-Bécam, docteure en philosophie et spécialiste de Maurice Merleau-Ponty, Cézanne a marqué les penseurs en remettant en cause les conventions de la représentation artistique. Contrairement aux peintres académiques qui cherchaient à idéaliser la réalité, Cézanne explorait les formes et les couleurs de manière plus brute, en s’attachant à la perception visuelle et à la perception subjective. Cette approche a inspiré des philosophes comme Merleau-Ponty, qui a développé le concept de phénoménologie de la perception, une théorie selon laquelle notre expérience du monde est d’abord sensorielle avant d’être intellectuelle. Pour Merleau-Ponty, Cézanne illustrait l’idée que la réalité n’est pas un objet fixe, mais une construction dynamique liée à notre regard. Cette réflexion a aussi influencé d’autres courants, comme l’existentialisme ou la phénoménologie, en soulignant l’importance de l’expérience concrète et incarnée dans la compréhension du monde.

Le pape face à l'IA

Paolo Benanti, théologien italien et conseiller du pape François en matière d’intelligence artificielle, s’interroge sur le rôle de l’Église face aux défis posés par les puissances de l’IA. Ces puissances désignent les entreprises technologiques, souvent américaines ou chinoises, qui développent des systèmes d’IA capables d’influencer les sociétés, l’économie ou même la politique. Benanti souligne que l’Église, bien que n’étant pas une autorité technique, peut jouer un rôle moral et éthique en proposant des cadres pour encadrer ces technologies. Il met en avant la nécessité d’une réflexion sur l’éthique de l’IA, notamment pour éviter des dérives comme la manipulation de l’opinion publique, la surveillance de masse ou la perte de contrôle humain sur les décisions algorithmiques. Le pape François a déjà abordé ces questions, par exemple dans son encyclique Fratelli Tutti (2020), où il appelle à une technologie au service de l’humanité et non l’inverse. Benanti insiste sur l’importance d’un dialogue entre scientifiques, philosophes et religieux pour garantir que l’IA reste un outil de progrès social et non une menace.

Ce que ça pourrait changer

Emmanuel Macron, président français, s’est exprimé lors du journal télévisé de 20h le 24 septembre 2026, à la suite de son discours à l’Assemblée générale des Nations unies (ONU). Il a évoqué deux sujets majeurs : la *menace hybride russe*, qui désigne les actions de déstabilisation menées par la Russie (cyberattaques, désinformation, ingérences électorales) sans recourir à une guerre ouverte, et la *crise des prix du carburant*, liée à la hausse des coûts énergétiques et aux tensions géopolitiques. Macron a également abordé l’avenir de son mouvement politique, le *macronisme*, alors que la campagne pour l’élection présidentielle de 2027 s’annonce déjà. Des experts comme Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques, et Isabelle Lasserre, journaliste au *Figaro*, analysent cette intervention. Lefebvre s’interroge sur la capacité du macronisme à survivre à son fondateur, tandis que Lasserre souligne les liens controversés entre Macron et Vladimir Poutine, notamment dans le contexte de la guerre en Ukraine. Ce JT marque ainsi un moment clé pour évaluer l’héritage politique de Macron à deux ans de la fin de son mandat.

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