How World Trade Organization reform could help address the EU-China trade imbalance
The world was closely watching the high-stakes US-China summit in Washington from September 23 – 25, which resulted in the US and China agreeing, among other things, to extend their trade truce by two months. Now, the spotlight has shifted to Beijing, as the EU and China enter the final stretch ahead of a decisive round of trade talks seeking to remedy export/import imbalances .
Les États-Unis et la Chine ont prolongé leur trêve commerciale de deux mois lors d’un sommet à Washington du 23 au 25 septembre 2026. Cet accord a temporairement réduit les tensions entre les deux puissances économiques, mais a aussi recentré l’attention sur les relations commerciales entre l’Union européenne (UE) et la Chine. Ces derniers mois, l’UE et la Chine ont intensifié leurs échanges pour tenter de corriger leur déséquilibre commercial, marqué par un déficit croissant pour l’Europe. Les discussions entre les deux blocs s’inscrivent dans un contexte de tensions économiques globales, où chaque partie cherche à protéger ses intérêts industriels et commerciaux.
L’UE et la Chine ont lancé en juin 2026 le Mécanisme de Consultations Commerciales et d’Investissement (TIC), une plateforme institutionnelle visant à rétablir un dialogue régulier sur les échanges et les investissements. Ce mécanisme, qui se réunira les 8 et 9 octobre 2026 à Pékin, représente une étape importante après une période de relations tendues. Il couvre quatre domaines : l’équilibrage des échanges commerciaux, les contrôles à l’exportation, la protection de la propriété intellectuelle et la réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). L’objectif est de stabiliser les relations bilatérales et d’éviter une escalade vers une guerre commerciale, mais les défis restent nombreux.
L’UE enregistre un déficit commercial avec la Chine de près de 360 milliards d’euros en 2025, un chiffre qui devrait encore augmenter en 2026. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a qualifié cette situation de « point de bascule » insoutenable, évoquant un déficit quotidien d’environ 1 milliard d’euros. Ce déséquilibre reflète des différences structurelles entre les deux économies, notamment les politiques industrielles chinoises, les subventions aux entreprises d’État et la gestion de la monnaie. Ces tensions pèsent particulièrement sur des secteurs comme l’automobile, où les constructeurs européens, comme Volkswagen, subissent une concurrence accrue des véhicules électriques chinois.
L’UE propose à la Chine d’instaurer des quotas d’exportation volontaires pour limiter les importations de produits chinois, une mesure que Pékin rejette car elle considère qu’elle viole les règles de l’OMC. De son côté, la Chine suggère d’augmenter ses achats de produits européens via des marchés publics, mais cette proposition est également rejetée par Bruxelles. Les négociations butent sur des divergences profondes, liées à des modèles économiques et des politiques industrielles opposés. Aucun accord concret n’a encore été trouvé, et les deux parties peinent à se rapprocher sur des solutions immédiates.
La réforme de l’OMC est présentée comme une piste pour sortir de l’impasse. La Chine et l’UE ont déjà collaboré au sein de l’OMC, notamment en 2020 avec la création de l’Arrangement intérimaire pour l’appel arbitral (MPIA), une alternative temporaire au système de règlement des différends de l’OMC. Les deux parties pourraient utiliser cette approche pour aborder des sujets comme les subventions industrielles ou les politiques de change, qui dépassent le cadre bilatéral. Une déclaration commune lors des prochaines négociations pourrait ainsi réaffirmer leur soutien à la réforme de l’OMC et identifier des domaines de coopération future, sans résoudre immédiatement les tensions commerciales.
Les pressions commerciales chinoises affectent directement des secteurs clés de l’économie européenne, comme l’automobile. Les constructeurs européens, confrontés à une concurrence accrue des véhicules électriques chinois, doivent faire face à des restructurations coûteuses. Par exemple, Volkswagen a annoncé des suppressions d’emplois et des fermetures d’usines en Europe, reflétant les difficultés structurelles du secteur. Ces défis locaux renforcent la pression sur l’UE pour obtenir des résultats concrets lors des négociations avec la Chine, afin de protéger les emplois et les industries européennes.
Les discussions d’octobre 2026 ne devraient pas aboutir à un accord global, mais pourraient marquer une avancée symbolique, comme une déclaration conjointe sur la réforme de l’OMC. L’objectif principal est de maintenir le dialogue et d’identifier des points de convergence pour des coopérations futures. Les deux parties pourraient ainsi travailler sur deux fronts : bilatéralement, pour résoudre des désaccords immédiats, et multilatéralement, via l’OMC, pour aborder des enjeux plus larges comme les subventions ou les politiques industrielles. Cette approche en parallèle permettrait de progresser sans attendre une résolution complète des tensions.

