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Incendies en Gironde : "moins de foyers actifs" mais la chaleur menace

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 10 j

Ce lundi signe une accalmie relative sur le front de l'incendie en Gironde, au sixième jour de lutte contre les flammes : moins de foyers actifs, selon les pompiers, mais un feu qui n'est toujours pas stabilisé, alors qu'une nouvelle vague de chaleur est attendue demain.

Bilan après six jours

Au sixième jour de lutte contre les incendies en Gironde, la situation s’améliore légèrement selon les autorités. Les pompiers, les militaires et les forces de l’ordre restent mobilisés après une nuit globalement stable, mais l’incendie n’est pas encore maîtrisé. Le capitaine Wilfried Schneider, porte-parole du Sdis 33 (Service départemental d’incendie et de secours de la Gironde), a indiqué à l’AFP que moins de foyers actifs étaient recensés, sans pour autant déclarer le feu stabilisé. Le Sdis est l’organisme local chargé de coordonner les secours en cas d’incendie ou d’accident. La préfecture de Gironde, qui supervise l’action des services publics, confirme cette tendance, mais souligne que le risque persiste en raison des conditions météo à venir.

Menace de canicule

Une nouvelle vague de chaleur est attendue dès mardi en Gironde, avec des températures pouvant atteindre 40 degrés. Cette hausse des températures pourrait aggraver la situation en asséchant davantage la végétation, ce qui alimente les incendies. Les autorités craignent que cette chaleur ne relance les foyers actifs ou n’en crée de nouveaux. Les pompiers et les services de secours restent en alerte maximale pour éviter une reprise des feux. Cette situation rappelle les épisodes de canicule de 2022 ou 2023, où les incendies s’étaient multipliés en France en raison des températures extrêmes et de la sécheresse prolongée.

Mobilisation des renforts

Face à l’ampleur des incendies, les autorités appellent les entreprises françaises à libérer leurs salariés sapeur-pompiers pour renforcer les effectifs en Gironde. Ces pompiers volontaires, souvent employés dans le privé, interviennent sur leur temps de repos et jusqu’à épuisement. Leur mobilisation est encadrée par des conventions passées entre les employeurs et les SDIS (Services départementaux d’incendie et de secours). Cependant, ce dispositif reste sous-utilisé, car beaucoup de ces pompiers interviennent déjà en dehors de leurs heures de travail. Les témoignages recueillis dans le journal illustrent l’épuisement des équipes et la difficulté à maintenir une présence suffisante sur le terrain.

Crise interministérielle

Lundi matin, le président de la République, Emmanuel Macron, a présidé une cellule interministérielle de crise au ministère de l’Intérieur pour coordonner la réponse de l’État face aux incendies en Gironde. Une cellule interministérielle de crise est un groupe de travail réunissant plusieurs ministères (Intérieur, Écologie, Santé, etc.) pour gérer une situation d’urgence. Cette réunion vise à évaluer les moyens mobilisés et à anticiper les besoins futurs. La crise en Gironde s’inscrit dans un contexte plus large, car l’Espagne est également touchée par des feux de forêt près de Madrid, où le gouvernement espagnol mobilise depuis plus de 20 ans son unité militaire d’urgence pour ce type de catastrophes.

Ce que ça pourrait changer

Depuis le début des incendies en Gironde, 167 000 personnes ont été évacuées de leur domicile. Ces évacuations, organisées par les autorités locales et les pompiers, visent à protéger les populations des flammes et des fumées toxiques. Les évacués sont souvent relogés dans des centres d’accueil temporaires ou chez des proches. Les incendies ont également des conséquences économiques et environnementales, avec des dégâts sur les forêts, les cultures et les infrastructures. Les autorités appellent la population à rester vigilante et à suivre les consignes de sécurité, notamment en cas de retour des vents forts ou de hausse des températures.

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