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Droit

L’Autorité européenne du travail et Europol unissent leurs forces contre l’exploitation de la main-d’œuvre

LexisVeille · mis à jour il y a 18 j

L’Autorité européenne du travail et Europol unissent leurs forces contre l’exploitation de la main-d’œuvre International Social Pénal international.

Deux acteurs clés

L’Autorité européenne du travail (AET) et Europol ont annoncé une collaboration pour lutter contre l’exploitation de la main-d’œuvre en Europe. L’AET est une institution de l’Union européenne créée en 2019 pour faciliter la mobilité des travailleurs et garantir le respect des droits sociaux dans les États membres. Europol, quant à elle, est l’Office européen de police chargé de coordonner les actions des services répressifs des pays de l’UE contre les formes graves de criminalité, dont le travail forcé. Leur alliance vise à renforcer la coordination entre les autorités nationales et les forces de l’ordre pour identifier et démanteler les réseaux exploitant des travailleurs, souvent dans des secteurs comme l’agriculture, la construction ou les services domestiques.

Objectif commun

Cette coopération a pour but de combattre l’exploitation de la main-d’œuvre, un phénomène qui touche des milliers de personnes en Europe chaque année. Selon Europol, ce type de criminalité génère des profits estimés à plus de 2,5 milliards d’euros par an pour les réseaux criminels. Les victimes, souvent des migrants en situation de vulnérabilité, sont soumises à des conditions de travail indignes, des salaires non payés ou des horaires excessifs. L’AET et Europol entendent partager des informations, mener des enquêtes conjointes et former les acteurs locaux pour mieux repérer ces pratiques et protéger les travailleurs.

Méthodes d'action

Pour atteindre leurs objectifs, les deux organismes prévoient d’utiliser plusieurs leviers. D’abord, ils organiseront des opérations conjointes dans des pays particulièrement touchés par le phénomène, comme l’Italie, l’Espagne ou la Pologne. Ensuite, ils mettront en place des plateformes d’échange d’informations pour centraliser les données sur les réseaux criminels et les employeurs fautifs. Enfin, ils prévoient de sensibiliser les entreprises et les travailleurs aux signes de l’exploitation, afin de faciliter les signalements. Europol souligne que ces actions s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie plus large contre la criminalité transnationale, qui nécessite une réponse coordonnée au niveau européen.

Ce que ça pourrait changer

Cette initiative s’inscrit dans un contexte où l’exploitation de la main-d’œuvre est un enjeu majeur pour l’UE. En 2022, la Commission européenne a estimé que **plus de 140 000 personnes** étaient victimes de travail forcé dans l’Union, dont une majorité de ressortissants de pays tiers. Les secteurs les plus concernés incluent l’agriculture intensive, la logistique et les services de nettoyage. Les États membres sont tenus de transposer les directives européennes contre le travail forcé, mais leur application reste inégale. L’AET et Europol espèrent que leur collaboration accélérera les progrès dans ce domaine, en combinant expertise policière et approche sociale.

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