À 11 jours du vote, le PQ fait une mise au point à ses candidats
Ça n’a rien à voir avec les propos rétractés de son candidat dans Sherbrooke, Gabriel Pallotta, assure le parti..
À 11 jours du scrutin du 5 octobre 2026, le Parti québécois (PQ) a organisé une réunion virtuelle avec ses candidats et leurs directeurs de campagne pour rappeler les priorités de la dernière ligne droite électorale. Selon le parti, cette rencontre était prévue de longue date et ne visait pas un incident particulier. L'objectif principal était d'inciter les candidats à privilégier les activités de porte-à-porte, comme la distribution de dépliants ou les discussions directes avec les électeurs, plutôt que de participer à des débats locaux ou à des entrevues médiatiques. Le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, a justifié cette stratégie en évoquant une probable augmentation des attaques de ses adversaires politiques dans les jours précédant le vote.
Le candidat péquiste dans Sherbrooke, Gabriel Pallotta, a créé une polémique lors d'un débat local deux jours avant la réunion du PQ. Il a affirmé que 30 ou 40 collègues faisaient pression sur l'exécutif national du parti pour modifier son discours sur l'immigration. Ces propos ont ensuite été rétractés par M. Pallotta, qui a reconnu les avoir inventés sous le coup de l'émotion et de la pression du débat. Il a présenté des excuses sur ses réseaux sociaux. Le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, a expliqué que son candidat avait paniqué et inventé des faits, ajoutant que cette situation illustre les risques des débats en période électorale.
Le PQ a minimisé l'incident impliquant Gabriel Pallotta en le qualifiant de rappel habituel de prudence médiatique. Lucas Medernach, directeur des communications du parti, a insisté sur le fait que cette mise en garde ne concernait pas spécifiquement l'affaire de Sherbrooke, mais s'inscrivait dans une routine électorale. Il a également souligné l'importance pour les candidats de valider leurs propos auprès de l'exécutif du parti avant toute prise de parole publique. Paul St-Pierre Plamondon a confirmé que des vérifications avaient été effectuées par Catherine Gentilcore, députée sortante et candidate dans Terrebonne, qui avait contacté M. Pallotta dès le soir du débat pour comprendre la situation.
Les partis adverses, comme la Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ), ont réagi à l'incident impliquant Gabriel Pallotta. Charles Milliard, chef libéral, a exprimé des doutes sur les explications de Paul St-Pierre Plamondon, suggérant que le candidat péquiste avait été poussé à s'excuser pour des propos qu'il aurait tenus réellement. Hugo Fontaine, candidat libéral dans Richmond, a estimé que cette affaire révélait un décalage entre le discours du PQ sur l'immigration et les attentes des électeurs dans les régions. Ces réactions s'inscrivent dans un contexte où les débats sur l'immigration occupent une place centrale dans la campagne électorale.
Avec seulement 11 jours avant le vote, le PQ se positionne en tête des intentions de vote selon les sondages internes cités par Paul St-Pierre Plamondon. Le chef péquiste anticipe une intensification des attaques de ses adversaires, qu'il qualifie de stratégie visant à semer la peur. Il a réaffirmé son objectif de remporter un mandat clair, lui permettant de gouverner sans dépendre des autres partis. Lors de cette journée, il a également rencontré des représentants de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ainsi que la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, pour discuter notamment de la réduction de l'itinérance, un dossier sur lequel il s'est engagé à réduire de moitié le nombre de personnes sans domicile fixe en quatre ans.

