Congé supplémentaire de naissance : quel impact sur les droits à la retraite ?
Dans une circulaire du 13 août 2026, la CNAV précise l’incidence du congé supplémentaire de naissance sur les droits à la retraite de base. Sous certaines conditions, chaque parent peut valider un trimestre assimilé..
Depuis le 1er juillet 2026, un congé supplémentaire de naissance est accessible aux parents d’enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026, y compris en cas de naissance prématurée initialement prévue après cette date. Ce dispositif est encadré par une circulaire de la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse) publiée le 13 août 2026. Il complète les congés de maternité, paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption. Chaque parent peut en bénéficier, sous réserve de respecter les conditions d’éligibilité et de déclaration auprès de son employeur.
Le congé supplémentaire de naissance peut durer un ou deux mois. S’il est de deux mois, il peut être pris en une seule fois ou fractionné en deux périodes d’un mois chacune. Ce congé doit généralement être pris dans les neuf mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer. Il intervient après les congés de maternité, paternité ou d’adoption. Le salarié doit informer son employeur de son intention de prendre ce congé, qui sera indemnisé par la Sécurité sociale sous forme d’indemnités journalières (IJ).
Pendant le congé supplémentaire de naissance, le parent perçoit des indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS), calculées selon les règles applicables aux IJSS de maternité. Cependant, un coefficient de 0,7 est appliqué pour le premier mois et un coefficient de 0,6 pour le second mois. Ces montants réduits reflètent le caractère complémentaire de ce congé par rapport aux congés de maternité ou paternité classiques. L’employeur doit déclarer le début et la fin du congé en DSN (Déclaration Sociale Nominative) pour permettre l’indemnisation.
Le congé supplémentaire de naissance peut permettre à chaque parent de valider jusqu’à un trimestre assimilé pour sa retraite de base. Pour en bénéficier, l’assuré doit avoir perçu au moins 58 jours d’indemnités au titre de ce congé. Cela implique d’avoir choisi un congé de deux mois, en continu ou en deux périodes distinctes. L’assuré doit également avoir été affilié au régime général avant le début de la période à valider, ce qui est généralement le cas s’il a cotisé ne serait-ce qu’une fois avant le congé.
Pour être éligible au congé supplémentaire de naissance, l’enfant doit être né ou adopté à partir du 1er janvier 2026, ou sa naissance doit avoir été initialement prévue à partir de cette date en cas de prématurité. Le parent doit être affilié au régime général de la Sécurité sociale avant le début du congé. Aucun autre critère spécifique n’est mentionné dans la circulaire, mais le respect des délais de prise du congé (dans les neuf mois) et la déclaration auprès de l’employeur sont obligatoires. Ce dispositif s’applique en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer.

