Contrôle fiscal des droits d'enregistrement : le notaire doit disposer d’un mandat exprès pour répondre à une proposition de rectification
Contrôle fiscal des droits d'enregistrement : le notaire doit disposer d’un mandat exprès pour répondre à une proposition de rectification Enregistrement.
Un notaire est un officier public chargé de rédiger et de valider des actes juridiques (comme des ventes immobilières ou des successions) en France. Lorsqu’un contribuable reçoit une proposition de rectification de la part de l’administration fiscale, il s’agit d’une notification indiquant que le montant des droits d’enregistrement (taxes perçues lors de transactions immobilières ou de donations) pourrait être modifié. Dans ce contexte, le notaire ne peut ni accepter ni refuser cette proposition au nom du contribuable sans disposer d’un mandat exprès. Ce terme désigne une autorisation écrite et précise, donnée par le contribuable au notaire, lui permettant d’agir en son nom. Sans ce mandat, le notaire ne peut pas représenter légalement le contribuable face à l’administration fiscale.
Un mandat tacite est une autorisation implicite, supposée par les actions ou le comportement des parties (par exemple, si le contribuable demande simplement au notaire de répondre à l’administration sans lui donner de pouvoir écrit). La jurisprudence française, notamment un arrêt de la Cour de cassation (plus haute juridiction judiciaire en France) du 24 octobre 2018 (référence n° 17-11.431), a confirmé que ce type de mandat est insuffisant dans le cadre d’un contrôle fiscal des droits d’enregistrement. L’administration fiscale exige une preuve écrite et non équivoque du mandat pour que le notaire puisse engager des démarches (comme contester ou accepter une rectification) au nom du contribuable. Cette décision renforce la sécurité juridique pour les contribuables et limite les risques de litiges.
Pour un contribuable recevant une proposition de rectification, il est donc essentiel de vérifier que son notaire dispose bien d’un mandat exprès avant de lui confier une réponse à l’administration fiscale. Sans ce mandat, toute action du notaire pourrait être considérée comme non valable par l’administration, ce qui pourrait entraîner des complications (retards, sanctions, ou même un rejet de la réponse). Cette règle s’applique à toutes les transactions ou situations impliquant des droits d’enregistrement, comme les ventes immobilières, les donations ou les successions. Le contribuable doit donc explicitement autoriser son notaire par écrit pour éviter tout problème juridique.

