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Demi-finale de la Coupe du monde : la fièvre de la Roja, le blues des Français

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 22 j

C'est une défaite crève-cœur pour les partisans des Bleus, en ce jour de fête nationale française..

Contexte de la demi-finale

Le 14 juillet 2026, l'Espagne et la France s'affrontent en demi-finale de la Coupe du monde de football à Dallas. À Montréal, les supporters des deux équipes se rassemblent dans des lieux emblématiques : le Club Espagnol, situé dans le Plateau-Mont-Royal, pour les Espagnols, et le bar sportif Monsieur Ricard, sur l’avenue du Parc, pour les Français. Ces deux adresses, distantes de quelques centaines de mètres, illustrent la rivalité sportive mais aussi la diversité culturelle de la ville. Le Club Espagnol, fréquenté par des membres de la communauté hispanique, accueille également des personnes d’origines variées, comme des Latino-Américains, des Syriens ou des Afghans, tous unis par leur soutien à la Roja (surnom de l’équipe espagnole). L’ambiance y est festive, marquée par des chants, des danses flamencas et des tapas, transformant le match en une véritable fiesta gitana (fête gitane).

Ambiance espagnole

Pour les Espagnols de Montréal, ce match est bien plus qu’un simple match : c’est une affaire de famille et de tradition. Graciela, membre du Club Espagnol depuis 1963, explique que les rencontres se tiennent tous les 15 jours, avec des soirées dédiées au flamenco, à la guitare et aux chants. Gabi, un habitué, précise qu’il joue de la guitare flamenca depuis son enfance et que l’Espagne est « dans son cœur ». Avant le match, certains, comme Gala, restent optimistes mais réalistes, estimant que la France est « plus forte au foot ». D’autres, comme Alexandre, 16 ans, reviennent aux sources : ses parents, québécois et espagnol, l’ont emmené pour la première fois au Club en 2010, année où l’Espagne avait remporté sa première Coupe du monde. Aujourd’hui, il suit chaque match de la Roja avec passion. L’ambiance est électrique, avec des olé, olé, olé scandés à chaque action espagnole. À la fin du match, la victoire 2-0 de l’Espagne transforme le Club en une foule en liesse, où la bière laisse place à la sangria. Matias Pontigo-Montero, 22 ans, promet même de prendre un vol pour l’Espagne dès la finale si son équipe gagne.

Déception des Bleus

Côté français, l’ambiance au bar Monsieur Ricard est tout aussi électrique avant le match, mais le résultat est amer. Les supporters, gonflés à bloc par le parcours des Bleus (surnom de l’équipe française) et la fête nationale du 14 juillet, espéraient une finale. Pourtant, l’Espagne domine de bout en bout, avec une défense implacable qui étouffe les attaques françaises. Jonas, 25 ans, animateur improvisé du bar pendant la Coupe du monde, avoue avoir pleuré pendant 30 minutes après la défaite. Il souligne que les Bleus n’ont jamais retrouvé leur niveau habituel, notamment sans des joueurs clés comme Dembélé, Olise ou Mbappé. Nathan, un autre supporter, résume la déception : « On s’est fait manger du début jusqu’à la fin par les Espagnols. » La défaite relance aussi le débat sur l’avenir de l’équipe, avec le départ annoncé de l’entraîneur Didier Deschamps, en poste depuis 14 ans. Malgré tout, les supporters gardent espoir pour la suite, avec l’idée qu’un changement de stratégie pourrait redonner des couleurs aux Bleus.

Ce que ça pourrait changer

L’article met en lumière la diversité des supporters présents à Montréal, bien au-delà des frontières nationales. Au Club Espagnol, des personnes de toutes origines se retrouvent pour soutenir la *Roja*, créant une ambiance inclusive où la culture espagnole se mêle à d’autres influences. Graciela souligne cette ouverture : « On a de tout, des Latino-Américains, des étrangers de la Syrie, de l’Afghanistan. » À l’inverse, côté français, l’animateur Jonas incarne cette passion collective en transformant chaque match en événement, même les défaites. Son rôle montre comment le sport peut rassembler, mais aussi diviser, selon les résultats. Le match oppose ainsi deux visions : une célébration collective pour l’Espagne, une résilience collective pour la France, malgré la déception. Ces dynamiques illustrent le pouvoir du football comme vecteur d’identité et de lien social, au-delà des clivages.

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