Trump scelle un accord surprise avec Poutine sur le diesel, Zelensky s’indigne
Cette annonce « est indigne de nos partenaires », a regretté le président ukrainien..
Donald Trump, président des États-Unis, a annoncé le 9 octobre 2026 avoir négocié un accord avec Vladimir Poutine, président de la Russie, pour importer des quantités massives de diesel russe sur les marchés américain et mondial. Cet accord prévoit la livraison immédiate de 300 000 tonnes de diesel, 500 000 tonnes supplémentaires en novembre, puis 1 000 000 de tonnes rapidement, avec une possibilité de 3 000 000 tonnes supplémentaires selon l’état des raffineries russes. Trump justifie cette décision par la volonté de faire baisser les prix du diesel aux États-Unis, une priorité avant les élections de mi-mandat. Le Kremlin a confirmé ces chiffres et réaffirmé la volonté de la Russie de fournir du pétrole et des produits pétroliers à ces marchés. Le diesel est un carburant utilisé principalement par les transporteurs routiers, les agriculteurs et les éleveurs.
La Russie est actuellement soumise à des sanctions internationales sur ses exportations d’hydrocarbures, notamment le diesel, dans le but de limiter ses revenus et de compliquer le financement de sa guerre contre l’Ukraine, déclenchée en février 2022. Ces sanctions visent à affaiblir l’économie russe et à réduire sa capacité à poursuivre le conflit. Le département américain des Finances a accordé une autorisation provisoire pour la mise sur le marché de ce diesel russe, levant ainsi temporairement les restrictions. Ces sanctions sont souvent citées comme un outil de pression économique pour contraindre un pays à modifier son comportement politique ou militaire.
Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine, a vivement critiqué cet accord, le qualifiant de « décision indigne » et de « cadeau d’anniversaire pour Poutine », en référence aux 74 ans de Vladimir Poutine célébrés le 7 octobre 2026. Zelensky a estimé que cette décision affaiblit l’Ukraine en donnant à la Russie les moyens de financer davantage sa guerre. Il a également reproché aux États-Unis de ne pas soutenir suffisamment l’Ukraine, soulignant que la délégation ukrainienne présente à Miami pour des discussions sur la guerre n’a été qu’une « façade » pour cet accord. L’Ukraine craint que cette décision ne permette à la Russie de poursuivre ou d’intensifier ses attaques militaires.
Cet accord survient alors que des discussions entre les États-Unis, l’Ukraine et plusieurs pays européens (appelés E3 dans l’article, désignant généralement l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni) se tiennent à Miami depuis le 9 octobre 2026. Ces échanges portent sur des mesures à court terme pour préparer l’hiver, comme la résilience énergétique et les exportations de céréales, ainsi que sur des garanties de sécurité à plus long terme pour l’Ukraine et l’Europe. Steve Witkoff, émissaire spécial de Donald Trump, et Jared Kushner, gendre du président américain, ont participé à ces discussions. Les participants ont évoqué la nécessité de trouver une issue diplomatique à la guerre avant l’hiver, période où les conditions climatiques pourraient aggraver la situation en Ukraine.
Depuis le 7 octobre 2026, des attaques russes ont causé la mort d’environ 60 personnes en Ukraine, dont 30 jeudi dans une frappe sur deux bus à Kramatorsk, dans l’est du pays. Ces bombardements ont également endommagé gravement le réseau électrique ukrainien, suscitant des craintes quant à la répétition du scénario de l’hiver 2025, où la Russie avait ciblé les infrastructures énergétiques, privant des millions de foyers d’électricité et de chauffage. Le sous-secrétaire général de l’ONU, Khaled Khiari, a alerté sur le risque de voir les habitants de Kiev et d’autres grandes villes plongés dans le froid et l’obscurité cet hiver si ces attaques persistent. Ces frappes illustrent l’escalade des violences malgré les discussions diplomatiques en cours.

