1666: Amsterdam, l’héritier spirituel d’Assassin’s Creed a encore du boulot
Après un intrigant prologue dévoilé avant l'été (et toujours jouable gratuitement), 1666: Amsterdam est désormais disponible en early access sur PC. Sans doute en quête de cash pour finaliser le développement, Panache Digital a pris le risque de sortir du four un plat pas vraiment cuit et difficile à digérer….
Le jeu 1666: Amsterdam est développé par le studio québécois Panache Digital, fondé par Patrice Désilets, ancien directeur créatif chez Ubisoft et co-créateur de la série Assassin’s Creed. Le projet a débuté en 2011, après le départ de Désilets d’Ubisoft, et a été au cœur d’un conflit judiciaire avec l’éditeur pendant plusieurs années. Le jeu s’inspire directement de l’univers et des mécaniques d’Assassin’s Creed, avec un scénario complexe, un monde ouvert historique et des éléments de furtivité et d’enquêtes. Il se déroule dans l’Amsterdam du XVIIe siècle, avec des allers-retours entre cette époque et le présent, où une étudiante nommée Clio découvre des pouvoirs mystiques lui permettant de revivre les souvenirs de son père, transformé en chat dans le passé.
Le jeu propose un système de jeu en trois époques distinctes : le présent avec Clio, l’année 1999 où son père est projeté dans le corps d’un chat en 1666, et l’Amsterdam du XVIIe siècle où le joueur incarne Noa, une sorcière aux pouvoirs magiques. Noa peut se transformer en une version démoniaque pour combattre, mais doit rester discrète le reste du temps. Chaque mois, elle reçoit un contrat pour éliminer un Originel, un être ayant pactisé avec un démon, en retrouvant son identité et en récupérant un sceau magique. Le gameplay alterne entre exploration, infiltration et combats de boss. Le joueur doit fouiller des bâtiments, résoudre des énigmes et éviter les gardes, mais l’intelligence artificielle des personnages non-joueurs est défaillante, rendant les interactions imprévisibles.
Sorti en early access (accès anticipé) sur PC, 1666: Amsterdam est encore en développement et souffre de nombreux problèmes. Seules deux missions principales sont jouables pour l’instant, couvrant environ huit à dix heures de jeu. Le contenu est jugé répétitif et le gameplay manque de profondeur, avec des combats basiques, une gestion de la discrétion peu intuitive et des combats de boss mal équilibrés. Les décors sont soignés et l’ambiance historique est immersive, mais le jeu peine à exploiter pleinement son potentiel. Les mises à jour techniques et narratives sont attendues pour améliorer l’expérience. Le studio Panache Digital a visiblement précipité la sortie pour obtenir des fonds supplémentaires, mais le résultat actuel est inabouti.
Malgré ses défauts, 1666: Amsterdam présente des atouts notables. L’utilisation d’un chat comme personnage jouable, permettant d’explorer des zones inaccessibles à Noa, ajoute une originalité au gameplay. La direction artistique est saluée pour ses décors détaillés et son ambiance immersive, inspirée de l’Amsterdam du XVIIe siècle. Cependant, le jeu souffre de bugs, d’une intelligence artificielle défaillante et d’un système de progression mal conçu. Les combats sont simplistes, et la gestion de la discrétion manque de clarté. Le système d’amélioration des compétences, basé sur des artefacts aléatoires, est également critiqué pour son manque de cohérence. Enfin, les combats de boss sont décrits comme pénibles et mal équilibrés.
En l’état actuel, *1666: Amsterdam* n’est pas recommandé pour les joueurs en quête d’un jeu abouti. L’*early access* est une version incomplète, avec un contenu limité et des mécaniques perfectibles. Le prologue du jeu est jouable gratuitement, ce qui permet de se faire une première idée. Les joueurs intéressés par le projet peuvent soutenir le studio en achetant l’accès anticipé, mais il est conseillé d’attendre des mises à jour majeures avant de s’engager pleinement. Le jeu a un potentiel évident, mais il nécessite encore beaucoup de travail pour atteindre la qualité attendue. Panache Digital mise sur le soutien financier des joueurs pour finaliser le développement, mais la patience sera de mise pour en apprécier pleinement les qualités.

