Niveler vers le bas en matière de climat
Cette campagne sur la réduction des dépenses de l’État semble oublier bien facilement les coûts réels du climat..
L’article critique la campagne électorale québécoise actuelle pour son manque d’attention envers l’enjeu climatique. Les partis politiques, selon l’autrice Marie Vastel, négligent de présenter des plans concrets pour lutter contre les dérèglements du climat. Par exemple, le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS) ont choisi de dévoiler leurs propositions climatiques après le déclenchement des élections, voire en fin de campagne, plutôt qu’en amont. Cette situation reflète une priorité politique faible : seulement 11 % des électeurs québécois considèrent l’environnement comme un enjeu majeur, selon un sondage de Synopsis. Pourtant, les conséquences du réchauffement climatique, comme les canicules ou les feux de forêt, ont un impact direct sur des domaines essentiels comme la santé et le pouvoir d’achat. L’autrice souligne que cette omission pourrait aggraver les problèmes futurs, notamment économiques.
L’article met en lumière les conséquences financières de l’inaction climatique au Québec et au Canada. Par exemple, la tempête Debby a causé 2,8 milliards de dollars de pertes assurées au Québec, tandis que les feux de forêt en Ontario en 2021 ont engendré 1,2 milliard de dollars en frais d’hospitalisation et de visites à l’urgence en une semaine. À l’échelle canadienne, les dommages aux routes et voies ferrées pourraient atteindre 5,4 milliards de dollars par an, et les coûts liés aux réseaux électriques pourraient plus que doubler. L’Institut climatique du Canada souligne aussi que les taux d’hospitalisation pourraient augmenter de 21 % d’ici 2050 en raison des vagues de chaleur. Ces chiffres illustrent l’urgence d’agir, car reporter les mesures climatiques ne fera qu’alourdir la facture future pour les citoyens et l’État.
L’autrice analyse les propositions des principaux partis politiques québécois en matière d’environnement. Le Parti libéral du Québec (PLQ) se limite à des investissements dans les transports en commun, une mesure jugée insuffisante. Le Parti québécois (PQ) propose une réduction de moitié de la TVQ (taxe de vente du Québec) sur l’essence, une mesure critiquée car elle avantagerait les plus gros pollueurs tout en distribuant un chèque aux moins nantis, indépendamment de leur consommation de carburant. La Coalition avenir Québec (CAQ) maintient le gel des tarifs résidentiels d’Hydro-Québec sans encourager la sobriété énergétique, tandis que le Parti conservateur s’oppose au tramway de Québec et ouvre la porte au gaz de schiste. Ces positions sont présentées comme des reculs ou des demi-mesures, loin des ambitions nécessaires pour lutter contre le changement climatique.
L’article souligne que les partis politiques québécois semblent ignorer l’urgence climatique, malgré les alertes répétées des scientifiques. Un rapport d’*Environnement Canada* publié discrètement rappelle que les dérèglements climatiques sont « essentiellement irréversibles » et entraîneront une hausse des températures et des précipitations, avec des phénomènes extrêmes plus fréquents. Au niveau fédéral, le premier ministre *Mark Carney*, connu pour ses positions écologistes, a récemment adopté une politique plus favorable aux hydrocarbures, avec des reculs en matière de réglementation environnementale. L’autrice rappelle que le Québec n’est pas obligé de suivre cette tendance et pourrait prendre des mesures plus ambitieuses pour protéger son climat et son économie, notamment face à la menace des dérèglements climatiques qui pèsent sur son avenir.

