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Culture

Le Rassemblement national sur la défensive après les propos racistes d'un policier municipal à Carcassonne

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 11 j

C'est une affaire révélée par Midi Libre : le quotidien a diffusé une vidéo où l'on entend un policier municipal de Carcassonne, membre du Rassemblement national, tenir des propos ouvertement racistes, sexistes et homophobes. Le maire RN de la ville Christophe Barthès a suspendu le fonctionnaire..

Affaire raciste à Carcassonne

Un policier municipal de Carcassonne, membre du Rassemblement national (RN), a tenu des propos racistes, sexistes et homophobes lors d’une patrouille filmée par sa caméra-piéton. La vidéo, tournée en 2025 sous l’ancienne municipalité, a été rendue publique le 8 septembre 2026 par le quotidien Midi Libre. Le parquet de Carcassonne a ouvert une enquête pour ces déclarations, considérées comme des infractions pénales. Le policier, brigadier-chef, était également militant au RN et proche du maire actuel de la ville, Christophe Barthès, élu sous l’étiquette du RN. Cette affaire a provoqué une polémique nationale, mettant en difficulté le parti d’extrême droite, qui a finalement annoncé l’exclusion du policier incriminé.

Réaction du maire RN

Christophe Barthès, maire RN de Carcassonne, a d’abord réagi par un communiqué condamnant des propos « inacceptables ». Face à l’ampleur de la polémique, il a été contraint d’organiser une conférence de presse le 9 septembre 2026 pour clarifier sa position. Initialement, il avait maintenu le policier en fonction après son arrivée à la mairie, mais la pression médiatique et politique l’a poussé à suspendre le fonctionnaire. Cette décision illustre la difficulté pour le RN de gérer une crise interne liée à des actes individuels en contradiction avec les valeurs affichées du parti. Barthès, élu en 2026, incarne une nouvelle génération de responsables locaux du RN, mais cette affaire risque d’entacher son image.

Enquête judiciaire en cours

Le parquet de Carcassonne a ouvert une enquête judiciaire après la diffusion de la vidéo, sans préciser si d’autres personnes pourraient être mises en cause. Les propos tenus par le policier municipal pourraient relever de plusieurs infractions : provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence en raison de l’origine, du sexe ou de l’orientation sexuelle, selon le code pénal français. La caméra-piéton, obligatoire pour les policiers municipaux en intervention, a joué un rôle clé en fournissant une preuve irréfutable. Cette affaire rappelle que les forces de l’ordre, même locales, sont soumises à un devoir de neutralité et de respect des droits fondamentaux, garantis par la Constitution française.

Ce que ça pourrait changer

Cette affaire intervient dans un contexte politique national marqué par la préparation de l’élection présidentielle de 2027, où le RN, dirigé par Marine Le Pen, cherche à se normaliser pour séduire un électorat plus large. L’exclusion du policier par le RN pourrait être perçue comme une tentative de distance vis-à-vis des dérives individuelles, mais elle intervient tardivement, après la révélation publique des propos. Le parti, souvent critiqué pour des liens persistants avec des militants aux positions extrêmes, tente de limiter les dégâts en agissant rapidement, bien que la polémique ait déjà pris de l’ampleur. Carcassonne, dirigée par un maire RN depuis 2026, devient malgré elle un symbole des tensions internes au parti.

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