NapseflowNapseflow
Géopolitique

“Chinamaxxing” : comment la génération Z occidentale fantasme le mode de vie chinois

Courrier International · mis à jour il y a 19 j

Apparu fin 2025, le “Chinamaxxing” est très rapidement devenu un phénomène viral sur les réseaux sociaux. Les habitudes des Chinois, comme boire de l’eau chaude ou prendre un bain de pieds, qui amusaient autrefois les Occidentaux, sont désormais copiées par de nombreux jeunes internautes..

Définition Chinamaxxing

Le Chinamaxxing est un néologisme apparu fin 2025 sur les réseaux sociaux, combinant les mots China (Chine) et maxxing (argot internet signifiant « maximiser » ou « adopter à fond »). Ce terme désigne une tendance où des jeunes Occidentaux, principalement de la génération Z, adoptent et idéalisent massivement des aspects du mode de vie chinois. Selon l’article, ce phénomène est devenu viral dès début 2026, avec plus de 4 milliards de vues cumulées pour les hashtags associés sur des plateformes comme TikTok et Instagram. Par exemple, des habitudes autrefois perçues comme étranges, comme boire de l’eau chaude ou prendre des bains de pieds, sont désormais imitées et partagées en ligne. Le Chinamaxxing ne se limite pas à des pratiques quotidiennes : il inclut aussi la consommation de produits culturels chinois, comme des séries, des films ou des pratiques comme le qi gong (une discipline traditionnelle chinoise associant mouvements et respiration).

Origines et contexte

Le Chinamaxxing s’inscrit dans un changement de perception de la Chine en Occident, notamment chez les jeunes. Traditionnellement, la Chine était perçue comme une « usine du monde », une « grande puissance exportatrice » ou un « concurrent géopolitique ». Cependant, depuis 2026, cette image évolue vers une forme d’admiration pour certains aspects de la société chinoise. Ce phénomène est interprété par la télévision centrale chinoise (CCTV), un média d’État, comme une « revanche de l’histoire », où les jeunes Occidentaux remettent en question les récits traditionnels sur la Chine. Le contexte inclut aussi une critique implicite des modes de vie occidentaux, jugés coûteux ou inégalitaires, tandis que le mode de vie chinois est présenté comme accessible et équilibré. Par exemple, des internautes américains déclarent publiquement vouloir « devenir chinois », un discours impensable six ans plus tôt, en 2020, période marquée par des tensions liées à la pandémie de Covid-19 et à des discours comme celui de Donald Trump qualifiant le virus de « virus chinois ».

Extension du phénomène

Le Chinamaxxing a dépassé le cadre des réseaux sociaux pour s’étendre à des expériences concrètes. Depuis août 2026, des influenceurs étrangers partagent désormais des contenus montrant leur immersion dans la vie chinoise, comme prendre le train à grande vitesse, utiliser le système de paiement mobile chinois, visiter des musées ou déguster des spécialités locales. Selon le média hongkongais Bashi de Bao (Bastille Post), ce terme d’argot internet, initialement lié à un mode de vie, désigne désormais une expérience de voyage ou une immersion réelle. Cette évolution reflète un changement dans la perception de la Chine, qui n’est plus seulement vue comme une puissance économique, mais aussi comme une source d’inspiration culturelle. Cependant, le média souligne que certains contenus sont partagés de manière exagérée, davantage pour créer un mème que pour refléter une réalité vécue.

Motivations des jeunes

Les motivations derrière le Chinamaxxing sont multiples, selon le New York Times. Pour les jeunes Américains, ce phénomène représente une forme d’aspiration à un mode de vie perçu comme plus sain et moins coûteux. Par exemple, des pratiques comme porter des pantoufles à la maison, prendre soin de sa santé ou consommer des produits locaux sont mises en avant comme des alternatives à un mode de vie occidental jugé stressant ou inégalitaire. Le quotidien américain note que, dans des extraits soigneusement sélectionnés, la Chine apparaît comme un modèle où un mode de vie de qualité serait accessible à tous, contrairement aux États-Unis où il serait réservé à une minorité privilégiée. Cette tendance est décrite comme une « aspiration » teintée de respect, un changement notable par rapport à la période précédente où la Chine était davantage associée à des stéréotypes négatifs.

Ce que ça pourrait changer

Le *Chinamaxxing* a suscité des réactions variées. D’un côté, la télévision centrale chinoise (*CCTV*) y voit une preuve de l’attractivité croissante de la Chine, tandis que des médias comme *Bashi de Bao* ou le *New York Times* soulignent que cette tendance reflète aussi une critique des sociétés occidentales. Le *New York Times* nuance cependant cette admiration en rappelant que les extraits partagés sont souvent sélectionnés pour donner une image idéalisée de la Chine, sans tenir compte des réalités sociales ou économiques du pays. Par exemple, des pratiques comme le partage de lits entre jeunes Chinois en raison de loyers élevés, ou la recherche de lieux pour pleurer en public, montrent que la vie en Chine n’est pas toujours aussi idyllique que présentée sur les réseaux sociaux. Enfin, le phénomène est décrit comme un mème populaire, où l’humour et l’exagération jouent un rôle central dans sa diffusion.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.