El Niño est plus puissant qu’à aucun moment depuis 1 000 ans, révèle une étude sur les coraux
El Niño, le phénomène climatique qui se produit dans l'océan Pacifique, pourrait être particulièrement important cette année. Une tendance dont toutes les conséquences sont encore parfois mal comprises par les scientifiques, mais qui pourrait avoir des effets graves sur le climat..
Une étude publiée dans la revue Science révèle que le phénomène climatique El Niño en cours est le plus intense depuis au moins 1 000 ans. El Niño désigne un réchauffement anormal des eaux de surface dans l’océan Pacifique tropical, qui perturbe les régimes météorologiques à l’échelle mondiale. Ce phénomène naturel se produit généralement tous les 2 à 7 ans, mais son amplification actuelle est exceptionnelle. Les chercheurs ont analysé des données issues de coraux, dont les anneaux de croissance enregistrent les variations de température de l’eau sur de longues périodes. Ces archives naturelles montrent que l’intensité actuelle dépasse celle de tous les El Niño documentés depuis l’an 1000.
Les modèles climatiques utilisés par les scientifiques indiquent que l’activité humaine est responsable de cette intensification d’El Niño avec une certitude de 99 %. Cette conclusion repose sur des simulations comparant les conditions préindustrielles (avant 1850) et les conditions actuelles, marquées par l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Le réchauffement global, causé principalement par les activités humaines comme la combustion d’énergies fossiles et la déforestation, renforce la fréquence et la puissance des phénomènes climatiques extrêmes, dont El Niño fait partie. Cette étude confirme ainsi le lien entre les activités humaines et l’aggravation des événements météorologiques.
Un El Niño puissant augmente significativement les risques de catastrophes naturelles à l’échelle planétaire. Parmi les conséquences attendues, on note une hausse des sécheresses dans certaines régions, comme l’Australie ou l’Asie du Sud-Est, et des épisodes de pluies extrêmes dans d’autres zones, comme l’Amérique du Sud ou l’Afrique de l’Est. Ces perturbations peuvent entraîner des pertes agricoles, des pénuries d’eau, des inondations et des glissements de terrain, affectant des millions de personnes. Par exemple, les vagues de chaleur en France durant l’été 2026 ont déjà été partiellement attribuées à ce phénomène. Les scientifiques soulignent que ces impacts pourraient s’aggraver si le réchauffement climatique se poursuit.

