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L'activité en ligne des bots d’extrême droite en chute libre après la destruction de data centers russes

Science & Vie · mis à jour il y a 11 h

Des drones ukrainiens ont frappé trois data centers de Yandex entre le 8 et le 11 octobre 2026. Le trafic automatisé lié aux bots russes a chuté de 94 %.

Frappes ukrainiennes sur data centers

En octobre 2026, des drones ukrainiens ont détruit trois data centers russes entre le 8 et le 11 octobre. Ces centres hébergeaient des supercalculateurs du groupe Yandex, une entreprise technologique majeure en Russie. Le premier site touché était celui de Sasovo, dans la région de Riazan, abritant deux des trois supercalculateurs de Yandex, provoquant un incendie et l’arrêt total des opérations. Les jours suivants, les centres de Kalouga et de Vladimir ont également été endommagés. Ces attaques ont entraîné une chute brutale du trafic automatisé lié aux bots russes sur les réseaux sociaux et les moteurs de recherche.

Effondrement des bots russes

Après les frappes, l’activité des bots (programmes automatisés exécutant des tâches en ligne) russes a chuté de 94 % en deux semaines. Le trafic automatisé émanant du système Yandex est passé à 0,4 % de son niveau d’avant les attaques. Au total, 84 services cloud ont été mis hors service, forçant l’entreprise à conseiller à ses clients de migrer leurs données en urgence. Cependant, certains analystes soulignent que cette baisse ne concerne que les bots d’indexation des moteurs de recherche et non nécessairement les comptes de trolls actifs sur les réseaux sociaux, dont l’activité globale n’aurait pas significativement diminué.

Impact politique en Europe

En Allemagne, l’activité en ligne liée au parti d’extrême droite AfD a reculé de 56 % après les frappes. Au Royaume-Uni, le mouvement Reform UK a également vu son flux de soutien en ligne diminuer. Des élus européens ont souligné une coïncidence troublante entre ces baisses et les attaques sur les data centers, bien qu’aucune analyse indépendante n’ait confirmé un lien direct. Ces observations interviennent dans un contexte où les mouvements d’extrême droite en Europe sont souvent associés à des campagnes de désinformation en ligne.

Répercussions aux États-Unis

Aux États-Unis, une baisse des réactions pro-conservatrices a été observée sur le réseau X (anciennement Twitter) après les frappes. Cette diminution coïncide avec les élections de mi-mandat du 3 novembre 2026, où les sondages annoncent une possible vague démocrate au Congrès. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a évoqué cette baisse de l’activité des bots russes, sans pour autant établir de lien formel avec les attaques. Ces observations alimentent les spéculations sur l’influence des bots russes dans le débat politique américain.

Rôle des bots dans la guerre

Depuis 2022, des bots russes, souvent liés aux services de renseignement, génèrent des identités fictives et diffusent des messages alignés sur les intérêts du Kremlin. En juillet 2024, le ministère américain de la Justice a fermé plus de 1 000 comptes sur X appartenant à ces réseaux. Ces comptes visaient à influencer les opinions des internautes américains et européens. La destruction des data centers prive ces bots d’une infrastructure essentielle, rendant leur remplacement coûteux et complexe, notamment en raison des sanctions internationales qui bloquent l’approvisionnement en matériel.

Ce que ça pourrait changer

L’entreprise **Yandex**, dont l’action a perdu 4,5 % en Bourse après les frappes, a retiré certains de ses sites de ses propres cartes en ligne. La destruction de ses *data centers* a privé les bots russes d’une plateforme majeure pour leur activité automatisée. Bien que Yandex ait conseillé à ses clients de migrer leurs données, la perte de ces infrastructures soulève des questions sur la résilience des réseaux russes et leur capacité à reconstruire rapidement des capacités similaires. Le lien entre ces attaques et la désinformation reste cependant débattu.

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