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Géopolitique

Vers une nouvelle campagne israélo-américaine contre l’Iran ?

Le Grand Continent · mis à jour il y a 13 j

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, est attendu à Washington mardi 28 juillet, alors que Donald Trump a menacé hier l’Iran d’une attaque de grande envergure « plus importante que jamais ». L’article Vers une nouvelle campagne israélo-américaine contre l’Iran ? est apparu en premier sur Le Grand Continent..

Rencontre Netanyahou-Trump

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou est attendu à Washington le mardi 28 juillet 2026 pour une réunion avec le président américain Donald Trump. Cette rencontre intervient dans un contexte de tensions accrues entre les États-Unis et l’Iran. Trump a récemment menacé l’Iran d’une attaque de grande envergure, qualifiée de plus importante que jamais, sans préciser les détails de cette opération. Cette visite s’inscrit dans une dynamique de coordination militaire et politique entre les deux pays, alors que les échanges diplomatiques semblent au point mort. Les deux dirigeants pourraient discuter des options militaires envisagées, dont une éventuelle campagne conjointe contre l’Iran, inspirée d’une opération passée appelée Epic Fury.

Escalade militaire en Iran

Depuis le 7 juillet 2026, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, une voie stratégique reliant le golfe Persique au golfe d’Oman, a chuté de 70 %. En temps normal, environ 45 navires traversent ce détroit chaque jour, mais seulement 13 le font désormais. Cette baisse s’explique par le déplacement quasi total du trafic vers les routes iraniennes, en raison des tensions persistantes. Parallèlement, les États-Unis ont mené 13 nuits consécutives de frappes aériennes sur le territoire iranien, ciblant des centres de commandement militaires, des sites de stockage de drones, des réseaux de communication, des sites de surveillance côtière et des moyens maritimes. En réponse, l’Iran a lancé des drones et des missiles sur des cibles américaines situées au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie le 24 juillet 2026.

Renforts américains au Moyen-Orient

Pour soutenir une éventuelle escalade militaire, les États-Unis ont déployé plusieurs dizaines d’avions de chasse et de ravitailleurs supplémentaires au Moyen-Orient depuis des bases européennes. Ces renforts visent à renforcer la capacité opérationnelle des forces américaines dans la région. Par ailleurs, le Centre médical de Landstuhl, situé en Allemagne, a été renforcé par 150 médecins et soignants supplémentaires. Ce centre est le principal hôpital américain pour les soldats blessés au combat au Moyen-Orient. Ces mesures illustrent la préparation des États-Unis à une intensification des hostilités, bien qu’aucune communication officielle ne mentionne un retour à la diplomatie pour l’instant.

Menaces et rhétorique des deux camps

Les tensions verbales entre les États-Unis et l’Iran se sont intensifiées. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a résumé la position de Trump par la formule une tête pour un œil, une expression qui suggère une réponse proportionnelle et radicale à toute attaque. De son côté, l’Iran a réagi avec fermeté : Ali Abdollahi, commandant du quartier général central Khatam al-Anbiya (une unité militaire stratégique iranienne), a déclaré que pour chaque citoyen iranien tué, un militaire américain ira en enfer. Les Gardiens de la révolution (une force paramilitaire iranienne) ont également appelé les civils des pays abritant des troupes américaines à se tenir à au moins 500 mètres des bâtiments militaires, par crainte de représailles.

Ce que ça pourrait changer

Ni les États-Unis ni l’Iran n’ont indiqué envisager un retour à la diplomatie pour l’instant. L’Iran a démenti une information du *New York Times* selon laquelle Téhéran aurait rejeté une proposition américaine visant à conclure un accord provisoire. Cette absence de dialogue aggrave les craintes d’une escalade incontrôlée. Les frappes américaines et les représailles iraniennes se poursuivent sans interruption, tandis que les deux camps maintiennent une posture de fermeté. La rencontre entre Netanyahou et Trump pourrait être un tournant, mais aucune indication ne suggère pour l’instant une volonté de désescalade.

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