Gloria Steinem, mort d’une pionnière de l’intersectionnalité
Gloria Steinem, journaliste et essayiste américaine, figure majeure du féminisme aux États-Unis, est décédée le 2 septembre 2026 à l’âge de 92 ans. Née en 1934, elle a marqué l’histoire par son engagement pour l’égalité entre les sexes et la justice sociale. Son parcours a été récemment retracé dans une minisérie et un film, soulignant son rôle central dans les luttes féministes. Steinem a été une voix influente pendant plus de six décennies, inspirant des générations de militantes. Son décès survient à une époque où les questions d’intersectionnalité, un concept qu’elle a contribué à populariser, restent au cœur des débats sociétaux.
Gloria Steinem, journaliste et essayiste américaine, figure majeure du féminisme aux États-Unis, est décédée le 2 septembre 2026 à l’âge de 92 ans. Née en 1934, elle a marqué l’histoire par son engagement pour l’égalité entre les sexes et la justice sociale. Son parcours a été récemment retracé dans une minisérie et un film, soulignant son rôle central dans les luttes féministes. Steinem a été une voix influente pendant plus de six décennies, inspirant des générations de militantes. Son décès survient à une époque où les questions d’intersectionnalité, un concept qu’elle a contribué à populariser, restent au cœur des débats sociétaux.
Gloria Steinem est reconnue comme l’une des principales figures du féminisme moderne, notamment aux États-Unis. Dans les années 1960 et 1970, elle a milité pour les droits des femmes, participant activement à des mouvements comme la National Organization for Women (NOW), une organisation majeure de défense des droits des femmes fondée en 1966. Steinem a cofondé le magazine Ms., en 1972, qui est devenu un symbole de la presse féministe. Son travail a contribué à faire avancer des causes comme l’égalité salariale, le droit à l’avortement et la lutte contre les violences faites aux femmes. Elle a aussi été une porte-parole pour l’intersectionnalité, une approche qui analyse les oppressions multiples (sexe, race, classe, etc.) et leurs interactions.
L’intersectionnalité est un concept théorisé dans les années 1980 par des chercheuses comme Kimberlé Crenshaw, mais popularisé par des militantes comme Gloria Steinem. Ce terme désigne l’idée que les discriminations (sexisme, racisme, classisme, etc.) ne s’additionnent pas simplement, mais s’entrecroisent pour créer des formes d’oppression spécifiques. Par exemple, une femme noire et pauvre ne subit pas seulement du sexisme ou du racisme, mais une combinaison des deux qui aggrave son exclusion. Steinem a défendu cette approche pour montrer que les luttes féministes doivent prendre en compte les réalités complexes des individus, au-delà d’une vision binaire homme/femme. Ce cadre a influencé les mouvements sociaux contemporains, y compris les luttes antiracistes et LGBTQIA+.
Gloria Steinem laisse derrière elle un héritage politique et culturel majeur. Son engagement a inspiré des mouvements comme #MeToo, qui a révélé l’ampleur des violences sexistes dans le monde professionnel et public. Steinem a aussi été une figure de la lutte contre les stéréotypes de genre, dénonçant notamment la culture du viol et la marchandisation du corps des femmes. Son influence s’étend au-delà des États-Unis, où elle a été invitée à s’exprimer dans des conférences internationales. En 2021, une série télévisée lui a rendu hommage, rappelant son rôle dans la transformation des mentalités. Son décès marque la fin d’une époque, mais aussi un rappel de l’importance de poursuivre les combats qu’elle a portés.
La disparition de Gloria Steinem intervient dans un contexte où les droits des femmes et des minorités sont de nouveau menacés dans plusieurs pays, y compris aux États-Unis. Après la présidence de Donald Trump, marqué par des reculs sur les droits reproductifs et une montée des discours conservateurs, les militantes féministes continuent de se battre pour préserver les acquis. Steinem a souvent alerté sur les dangers des politiques rétrogrades, comme la restriction de l’accès à l’avortement ou la remise en cause des lois contre les violences conjugales. Son héritage rappelle que les progrès sociaux sont fragiles et nécessitent une vigilance constante. Son travail reste une référence pour les nouvelles générations de militantes.

