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Notre génome abriterait les traces de deux espèces humaines inconnues : la découverte choc de chercheurs de Berkeley

Science & Vie · mis à jour 4 août

Environ 2 % de notre génome provient d'humains archaïques. Un nouvel outil computationnel permet désormais d'identifier ces ancêtres inconnus sans aucun fossile ni ADN.

Découverte génétique majeure

Des chercheurs de l’université de Berkeley ont identifié, dans notre génome, des traces génétiques appartenant à deux espèces humaines encore inconnues. Cette découverte repose sur l’analyse de fragments d’ADN anciens, comparés aux bases de données génétiques actuelles. Les scientifiques estiment que ces espèces, non encore identifiées formellement, auraient coexisté avec nos ancêtres directs il y a plusieurs dizaines de milliers d’années. Leur existence n’avait jusqu’ici pas été prouvée, car leurs fossiles n’ont jamais été retrouvés. Cette étude s’appuie sur des techniques de séquençage génétique avancées, capables de détecter des mélanges d’ADN dans les génomes modernes. L’ADN ancien, extrait de restes humains ou d’objets ayant été en contact avec des humains, permet de remonter le temps et de reconstituer des lignées génétiques disparues.

Méthodes d'analyse innovantes

Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont utilisé des algorithmes d’intelligence artificielle spécialisés dans l’analyse des génomes. Ces outils, développés par des équipes de Berkeley, permettent de disséquer les séquences d’ADN et d’identifier des fragments qui ne correspondent pas à l’ADN humain moderne. Environ 2 à 4 % du génome de certaines populations actuelles, notamment en Afrique et en Océanie, contiendraient des traces de ces espèces disparues. Les scientifiques ont comparé ces fragments avec ceux d’autres hominidés connus, comme les Néandertaliens ou les Dénisoviens, mais les résultats suggèrent l’existence de lignées encore plus anciennes et distinctes. Ces méthodes ouvrent la voie à une meilleure compréhension de l’évolution humaine et des croisements entre espèces.

Implications pour l'évolution

Cette découverte remet en question certaines théories sur l’évolution humaine. Jusqu’à présent, on pensait que seules quelques espèces, comme les Néandertaliens ou les Dénisoviens, avaient contribué au génome des humains modernes. Les résultats de Berkeley indiquent que d’autres groupes, encore non identifiés, ont également laissé leur empreinte génétique. Ces croisements auraient eu lieu il y a entre 30 000 et 100 000 ans, une période où plusieurs espèces d’hominidés coexistaient sur Terre. Les chercheurs soulignent que ces échanges génétiques pourraient expliquer certaines particularités du génome humain actuel, comme des résistances à des maladies ou des adaptations à des environnements spécifiques. Cette étude pourrait également aider à reconstruire l’arbre généalogique de l’humanité avec plus de précision.

Ce que ça pourrait changer

Les scientifiques de Berkeley prévoient d’approfondir leurs recherches en analysant davantage d’échantillons d’ADN ancien, notamment en Afrique, berceau de l’humanité. Ils espèrent identifier des fossiles ou des artefacts liés à ces espèces inconnues pour confirmer leur existence physique. Par ailleurs, des collaborations internationales sont en cours pour comparer ces résultats avec ceux d’autres équipes travaillant sur des génomes anciens. Les chercheurs insistent sur la nécessité de préserver et d’étudier les échantillons biologiques disponibles, car ils pourraient contenir des indices supplémentaires. À plus long terme, cette découverte pourrait aussi avoir des implications en médecine, notamment pour comprendre l’héritage génétique de maladies ou de traits physiques transmis par ces espèces disparues.

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