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Écrasement d’un 737 MAX : Boeing condamné au civil à payer 29 millions $

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 20 j

L'affaire a été portée au civil par la famille d'une des 157 victimes de l'accident d'un vol d'Ethiopian Airlines..

Accident du 737 MAX

Le 10 mars 2019, un avion de type Boeing 737 MAX 8 de la compagnie Ethiopian Airlines s’est écrasé peu après son décollage d’Addis-Abeba, en Éthiopie. Cet accident a causé la mort des 157 personnes à bord, dont Michael « Mick » Ryan, un ingénieur irlandais employé par le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies. Le vol ET302 se rendait à Nairobi, au Kenya, où Ryan devait participer à l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement. Cet accident survient quelques mois après un autre crash impliquant un 737 MAX 8 de la compagnie indonésienne Lion Air, qui avait fait 189 morts le 29 octobre 2018. Ces deux catastrophes ont marqué l’histoire de l’aviation civile moderne en raison de leur gravité et de leurs causes communes.

Rôle du logiciel MCAS

Les enquêtes menées après les deux accidents ont révélé qu’un logiciel appelé MCAS (Maneuvering Characteristics Augmentation System) avait joué un rôle central dans les crashes. Ce système, conçu pour améliorer la stabilité de l’avion, avait été modifié par Boeing pour corriger une tendance naturelle du 737 MAX à cabrer (monter brutalement le nez de l’avion). Cependant, un dysfonctionnement du MCAS, combiné à des capteurs défectueux et à une formation insuffisante des pilotes, a conduit à une perte de contrôle des appareils. Boeing a reconnu en 2019 que ce logiciel avait contribué aux deux accidents, ce qui a entraîné des poursuites judiciaires et des condamnations civiles.

Condamnation civile de Boeing

Un jury américain a condamné Boeing à verser 29 millions de dollars de dommages et intérêts à la famille de Michael Ryan, l’une des victimes du vol ET302. Cette condamnation civile fait partie d’une série de procédures judiciaires engagées contre l’avionneur après les deux accidents. Jusqu’à présent, la quasi-totalité des plaintes au civil ont été réglées à l’amiable, avec des accords financiers dont les détails restent confidentiels. Ce procès est le premier d’une série de litiges civils liés aux accidents du 737 MAX, et il ouvre la voie à d’autres indemnisations pour les familles des victimes.

Autres indemnisations accordées

En novembre 2025, le tout premier procès civil contre Boeing lié aux accidents du 737 MAX avait abouti à une indemnisation de 28,45 millions de dollars pour le veuf d’une victime. En mai 2026, une autre famille avait obtenu 49,5 millions de dollars pour la mort de leur fille, une Américaine de 24 ans. Ces montants reflètent l’ampleur des compensations financières accordées aux proches des victimes, en reconnaissance de leur souffrance et de leur préjudice. Après ces décisions, il ne reste plus que deux plaintes civiles en cours liées au vol ET302, tandis que les dernières poursuites liées au crash de Lion Air ont abouti à un accord en février 2026.

Ce que ça pourrait changer

En novembre 2025, toutes les poursuites pénales engagées contre Boeing pour les deux accidents du *737 MAX* ont été abandonnées. Cela signifie qu’aucune charge criminelle n’a été retenue contre l’entreprise, et qu’aucun procès pénal n’aura lieu. Cette décision met un terme aux procédures judiciaires les plus lourdes pour Boeing, qui avait déjà dû faire face à des pertes financières importantes, une crise de réputation et des modifications majeures de ses processus de production et de certification. Les familles des victimes ont donc dû se tourner vers les tribunaux civils pour obtenir réparation.

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