NapseflowNapseflow
Sciences

Les examens par scanner pourraient-ils accroître le risque de cancer ? Ce que dit la science

Science & Vie · mis à jour 28 août

L'usage croissant du scanner médical soulève des préoccupations quant à son impact potentiel sur la santé à long terme. Les experts mettent en lumière l'importance de l'optimisation des doses et de la pertinence des prescriptions pour minimiser les risques..

Scanners et rayonnements

Les examens par scanner, comme le scanner ou tomodensitomètre (TDM), utilisent des rayons X pour produire des images détaillées de l'intérieur du corps. Ces rayons X sont une forme de rayonnement ionisant, une énergie capable de traverser les tissus et de modifier les cellules à haute dose. Chaque examen expose le patient à une dose de rayonnement mesurée en millisieverts (mSv), une unité qui quantifie l'impact potentiel sur la santé. Par exemple, un scanner du thorax délivre environ 7 mSv, soit l'équivalent de deux ans d'exposition naturelle aux rayonnements ambiants. Ces doses sont généralement sans danger pour un examen unique, mais leur accumulation sur plusieurs années peut poser question.

Risque de cancer

Plusieurs études scientifiques ont évalué le lien entre les examens par scanner et le risque accru de cancer. Une étude américaine publiée en 2009, menée sur plus de 100 000 enfants ayant subi des scanners, a révélé que ceux exposés à des doses cumulées de 50 mSv ou plus présentaient un risque légèrement augmenté de développer une tumeur cérébrale ou leucémie. Cependant, ce risque reste faible : pour 10 000 enfants exposés à une dose de 50 mSv, on estime environ 1 cas supplémentaire de cancer sur 10 ans. Les experts soulignent que ce risque dépend de la dose reçue, de l'âge du patient (les enfants sont plus sensibles) et de la fréquence des examens.

Bénéfices vs risques

Les scanners sont des outils diagnostiques indispensables pour détecter des maladies graves comme les cancers, les AVC ou les traumatismes. Leur utilisation permet souvent de sauver des vies en posant un diagnostic précis rapidement. Par exemple, un scanner cérébral peut identifier une hémorragie ou une tumeur en quelques minutes, ce qui est crucial pour un traitement efficace. Les bénéfices médicaux l'emportent généralement sur les risques potentiels, surtout lorsque l'examen est justifié par une suspicion de pathologie. Les médecins évaluent donc systématiquement le rapport bénéfice/risque avant de prescrire un scanner.

Recommandations officielles

Plusieurs organisations, comme l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ou la Commission internationale de protection radiologique (CIPR), publient des recommandations pour limiter l'exposition aux rayonnements ionisants. Elles préconisent d'éviter les scanners inutiles, notamment chez les femmes enceintes et les jeunes enfants, sauf en cas d'urgence. Pour les adultes, il est conseillé de conserver un dossier médical récapitulatif des examens radiologiques afin d'éviter les répétitions inutiles. En France, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) rappelle que la dose annuelle moyenne due aux examens médicaux est d'environ 1,5 mSv, bien en dessous des seuils dangereux.

Alternatives existantes

Pour réduire l'exposition aux rayonnements, les médecins peuvent parfois opter pour des examens moins irradiants, comme l'échographie ou l'imagerie par résonance magnétique (IRM). L'échographie utilise des ultrasons, sans danger pour le patient, tandis que l'IRM utilise des champs magnétiques et des ondes radio, également sans risque connu de cancer. Cependant, ces alternatives ne sont pas toujours adaptées : l'IRM est contre-indiquée pour les porteurs de pacemakers, et l'échographie peut manquer de précision pour certains diagnostics. Le choix de l'examen dépend donc du contexte médical et des contraintes techniques.

Ce que ça pourrait changer

Les progrès technologiques permettent aujourd'hui de réduire les doses de rayonnement délivrées par les scanners. Les appareils modernes, dits à *faible dose*, optimisent l'acquisition des images pour minimiser l'exposition. Par exemple, un scanner cardiaque peut aujourd'hui délivrer moins de 1 mSv, contre 10 à 15 mSv il y a quelques années. Ces innovations, combinées à une meilleure formation des radiologues, contribuent à rendre les examens plus sûrs. Les autorités sanitaires encouragent également le développement de protocoles standardisés pour harmoniser les pratiques et limiter les risques.

Sujets complémentaires
How I Survived Late-Stage Cancer (A Fun Story)
Discover Odoo 👉 https://www.odoo.com/r/EgUR The first app is free for life. Thanks to Odoo for sponsoring this video! Support another year of kurzgesagt with a brand new 12,027 Human Era Calendar: https://shop.kgs.link/calendar27 You get twelve months of human-made artwork for your walls, and we get to keep creating free, high-quality videos for everyone. Sound good? 👉👈 Sources & further reading: https://sites.google.com/view/sources-cisplatin/ Hi! I am Philipp Dettmer, the founder of kurzgesagt, and back in 2018, I was being treated for a stage 3 B testicular cancer. This was a very serious situation, but it is not a sad story! In fact, going through chemotherapy was one of the most interesting experiences of my life. I was treated with Cisplatin, which, in a nutshell, put my body through a controlled medical violence. This toxic chemotherapy agent is a hero and a villain of this story, but it absolutely saved my life. So what exactly is Cisplatin, and what was my body going t
En 2007, une institutrice a découvert un immense nuage de gaz sur une image de galaxie : Hubble a ensuite étudié sa trouvaille
Certains trous noirs peuvent briller davantage que des galaxies entières, avant de perdre progressivement leur éclat. Mais leur lumière ne disparaît pas toujours avec eux. C'est notamment le cas de Hanny's Voorwerp, un immense nuage de gaz découvert près d'une galaxie lointaine. Encore illuminé par le rayonnement d'un quasar aujourd'hui éteint, il conserve la trace de son ancienne activité. The post En 2007, une institutrice a découvert un immense nuage de gaz sur une image de galaxie : Hubble a ensuite étudié sa trouvaille appeared first on Science et vie.

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.