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Culture

Les free parties refusent de couper le son 5/5 : Le milieu de la musique électronique se mobilise en soutien aux free parties

France Culture - Savoirs · mis à jour 2 oct.

Les adeptes des free parties ne fréquentent pas forcément la Technoparade. Si elle promeut la musique électronique, ils la jugent souvent trop commerciale.

Contexte des free parties

Les free parties sont des fêtes clandestines ou semi-clandestines où la musique électronique est jouée à haut volume, souvent en plein air, dans des lieux non autorisés. Elles sont organisées par des collectifs comme Tekno Anti Rep ou la Coordination des Sound System, qui rejettent les structures commerciales comme les clubs ou les festivals payants. Contrairement à la Techno Parade, un événement annuel parisien plus grand public et sponsorisé, les free parties privilégient la gratuité et l’autonomie. Leur public, souvent marginalisé, se distingue par son rejet des normes établies, y compris légales. Ces fêtes sont régulièrement ciblées par les autorités en raison de leur illégalité présumée, notamment depuis l’adoption de la loi Ripost en 2026, qui durcit les sanctions contre les organisateurs et participants de rassemblements non déclarés.

La loi Ripost en bref

La loi Ripost (Répression des Incivilités et Prévention des Occupations Spontanées de Territoires) est une législation française adoptée en 2026, visant à lutter contre les rassemblements non autorisés, notamment les free parties. Elle prévoit des peines pouvant aller jusqu’à plusieurs années de prison pour les organisateurs et des amendes lourdes pour les participants. Cette loi est vivement critiquée par le milieu de la musique électronique, qui y voit une atteinte aux libertés individuelles et une stigmatisation de pratiques culturelles alternatives. Elle a été dénoncée lors de la Techno Parade 2026, où des manifestants ont brandi des pancartes comme « En prison pour avoir organisé une fête libre », faisant référence aux condamnations possibles sous cette loi.

La Techno Parade 2026

La Techno Parade est un événement annuel parisien qui célèbre la musique électronique, organisé par l’association Technopol. En 2026, après deux ans d’absence, elle a marqué son retour avec une dimension plus militante. Bien que perçue comme plus commerciale en raison de ses sponsors et de son public large, elle a choisi de s’associer aux revendications des free parties contre la loi Ripost. Des collectifs comme Tekno Anti Rep ou la Ligue des droits de l’Homme ont collaboré avec Technopol pour porter ce message. L’événement a attiré des milliers de participants, dont des militants venus de régions éloignées, comme Erlenn, un Breton présent à une free party en Normandie la semaine précédente, où des affrontements avec les gendarmes ont fait six blessés.

Soutien des acteurs du milieu

Le milieu de la musique électronique, malgré ses divisions entre free parties et événements commerciaux, s’est uni pour défendre les free parties contre la loi Ripost. Technopol, bien que représentant un courant plus institutionnel, a travaillé avec des collectifs radicaux comme Tekno Anti Rep et la Coordination des Sound System pour alerter sur les risques de cette loi. Tommy, fondateur de Technopol, a souligné que la musique électronique, qu’elle soit grand public ou underground, subissait depuis 30 ans une répression croissante. Il a rappelé que la Techno Parade et les free parties partagent un même objectif : créer du lien social autour de la musique, sans distinction de classe ou de statut. Leur mobilisation vise à préserver une culture musicale menacée par des lois qu’ils jugent disproportionnées.

Ce que ça pourrait changer

Une *free party* organisée en Normandie la semaine précédant la Techno Parade 2026 s’est terminée par des affrontements entre participants et forces de l’ordre. Les gendarmes sont intervenus sans sommation, provoquant des heurts qui ont fait au moins six blessés. Cet incident illustre les tensions croissantes entre les organisateurs de *free parties* et les autorités depuis l’entrée en vigueur de la loi Ripost. Erlenn, un militant venu de Bretagne, s’est rendu sur place pour soutenir les participants, non pas pour danser, mais pour *« faire masse »* et montrer sa solidarité. Cet événement a renforcé la détermination des collectifs à résister à la répression et à défendre leur droit à organiser des fêtes libres, malgré les risques juridiques et physiques encourus.

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